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On the roads of Samarkand

Wonders of silk and gold

Sumptuous gold-embroidered chapan coats and accessories from the Emir’s court, painted wooden saddles, silver horse harnesses set with turquoises, precious embroidered suzani hangings, carpets, silk ikats, jewelry and costumes from the nomadic culture as well than about fifteen orientalist paintings: over a course deployed over more than 1100 m² are deployed nearly 300 new pieces, representative of the treasures of Uzbekistan.

“On the Roads of Samarkand” magnifies the renaissance of the splendor of craftsmanship in the 19th and early 20th centuries, constitutive of Uzbek identity. Textiles, like the powers of the Islamic world, play a key role in this; Bukhara embroidery, in particular, occupies a special place among the many art forms of Uzbekistan. It was during the Emirate of Bukhara (1785-1920) that gold embroidery reached its peak and its fame in terms of technique, quality and above all creativity. A number of splendid and monumental productions – chapans, dresses, headdresses, saddle cloths mixing colors and gold – reserved for the court and for diplomatic gifts were exclusively made in the private workshop of the emir and bear witness to his opulent art of living.

Many other pieces are to be discovered throughout the exhibition, offering a broader perspective of the society of the time, including the famous ikats and their anthology of colors, weavings resulting from ancestral techniques, and regional stylistic specificities. from Khorezm, the Ferghana Valley or the Karakalpak region, where accumulations of jewelry extended the female wardrobe.

At the turn of the century, Turkestan – a territory that covered the future republic of Uzbekistan – was the destination of choice for many artists from Central Asia and Russia. New art schools were created in the 1920s; an Uzbek school is born, of which Alexandre Volkov (1886-1957) takes the head. The painters will discover this territory and find in the richness of the landscapes, shapes, colors and faces of Central Asia a unique inspiration. This is how we find, in the subjects worked, the carpets, suzanis, chapans and ikats presented in the exhibition, each artist approaching this quest for elsewhere and exoticism by following his own style.

November 23, 2022 – June 4, 2023

IMA

1 rue des Fossés Saint-Bernard 75005 Paris

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Sur les routes de Samarcande

Merveilles de soie et d’or

Somptueux manteaux chapans et accessoires brodés d’or de la cour de l’Émir, selles en bois peintes, harnachements de chevaux en argent sertis de turquoises, précieuses tentures brodées suzanis, tapis, ikats de soie, bijoux et costumes de la culture nomade ainsi qu’une quinzaine de peintures orientalistes : au fil d’un parcours déployé sur plus de 1100 m² se déploient près de 300 pièces inédites, représentatives des trésors de l’Ouzbékistan.

« Sur les routes de Samarcande » magnifie la renaissance des splendeurs artisanales au XIXe et au début du XXe siècle, constitutives de l’identité ouzbèke. Le textile, à l’instar des puissances du monde islamique, y joue un rôle capital ; la broderie de Boukhara, notamment, occupe une place particulière parmi les nombreuses formes d’art d’Ouzbékistan. C’est durant l’émirat de Boukhara (1785-1920) que la broderie d’or atteint son apogée et sa renommée en termes de technique, de qualité et surtout de créativité. Nombre de productions splendides et monumentales – chapans, robes, coiffes, tapis de selle mêlant couleurs et or – réservées à la cour et aux cadeaux diplomatiques sont exclusivement confectionnées dans l’atelier privé de l’émir et témoignent de son art de vivre opulent.

Bien d’autres pièces sont à découvrir au fil de l’exposition, offrant une perspective plus large de la société de l’époque, dont les fameux ikats et leur florilège de couleurs, des tissages fruit de techniques ancestrales, et des spécificités stylistiques régionales du Khorezm, de la vallée du Ferghana ou de la région du Karakalpak, où des accumulations de bijoux prolongeaient le vestiaire féminin.

Au tournant du siècle, le Turkestan – territoire qui couvre la future république d’Ouzbékistan – est la destination de prédilection de nombreux artistes d’Asie centrale et de Russie. De nouvelles écoles d’art se créent dans les années 1920 ; une école ouzbèke voit le jour, dont Alexandre Volkov (1886-1957) prend la tête. Les peintres vont découvrir ce territoire et trouver dans la richesse des paysages, des formes, des couleurs et des visages de l’Asie centrale une inspiration unique. C’est ainsi que l’on retrouve, dans les sujets travaillés, les tapis, suzanis, chapans et ikats présentés dans l’exposition, chaque artiste abordant cette quête d’ailleurs et d’exotisme en suivant son propre style.

du 23 Novembre 2022 au 4 juin 2023

IMA

1 rue des Fossés Saint-Bernard 75005 Paris