Explorant pour la première fois l’œuvre de Man Ray sous l’angle de la mode, l’exposition met en lumière ses travaux réalisés pour les plus grands couturiers – Poiret, Schiaparelli, Chanel – et les plus grandes revues – Vogue, Vanity Fair et Harper’s Bazaar.
Alors que la photographie de mode balbutie encore, Man Ray développe dès 1921 une esthétique nouvelle et moderne, faite d’inventivité technique, de liberté et d’humour. Ses expérimentations et ses clins d’œil surréalistes brouillent les frontières entre l’art et la mode et font de lui l’un des inventeurs de la photographie de mode contemporaine.
du 23 septembre 2020 au 17 janvier 2021
MUSEE du LUXEMBOURG
19 rue de Vaugirard 75006 Paris
01 40 13 62 00
Ouverture tous les jours de 10h30 à 19h, nocturne jusqu’à 22h le lundi
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https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2020/07/MAN-RAY-ET-LA-MODE-Musée-du-Luxembourg-Paris.jpg770550https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2019/12/logo-germanopratines-3-1030x221.png2020-08-24 12:00:592021-01-19 21:48:33Man Ray et la Mode
Avec Le Temps des Ruines, la Galerie Chenel donne carte blanche au photographe François Halard. Mêlant sculptures antiques et photographies, l’exposition met en regard deux séries de polaroïds : l’une réalisée autour des temples du site antique de Baalbek, au Liban, l’autre prise à La Cupola, ovni architectural construit sur l’île de Budelli, au nord de la Sardaigne, par le cinéaste Michelangelo Antonioni pour l’actrice Monica Vitti.
Ruines romaines et modernes se font ainsi face parmi des sculptures et des fragments antiques, témoignages poétiques du passage du temps. François Halard voyage à travers le monde pour capturer des lieux qui l’inspirent. Il a ainsi posé son regard sensible sur les maisons et ateliers de Rauschenberg, Cy Twombly, Louise Bourgeois, Giorgio Morandi, Luigi Ghirri, John Richardson, Saul Leiter, Luis Barragan, Eileen Gray ou Andres Serrano. Des lieux chargés d’histoire dont il s’approprie la mémoire pour en concevoir des récits intimes.
La galerie ARCTURUS présente pour la première fois les photographies de Julien DRACH. Dans cette série « Still life Polaroid », le point de départ de chaque prise de vue est une mise en scène inspirée par un bel ensemble de vases italiens chinés par l’artiste, sur fond de ses propres photos de murs abstraits qui évoquent des peintures.
Des murs marqués par l’érosion du temps et l’Italie bien sûr, qui reste une des sources d’inspiration profonde du photographe, renforcé par la résidence d‘artiste à la villa Médicis effectuée à l’automne 2018. Cette combinaison originale de photo dans la photo est au service de sa recherche permanente de fixer une image poétique, une lumière fragile et mystérieuse, un instant d’éternité. L’atmosphère du tirage papier Polaroid est intrinsèquement empreinte de flou et d’une lumière mystérieuse. En choisissant de travailler sur le négatif du Polaroid, Julien Drach arrive à obtenir des tirages de taille plus importante.
Elevé sur un plateau de cinéma, Julien Drach a débuté sa carrière comme comédien. Passionné par l’image et la lumière, ce passeur d’émotions a choisi ensuite la photographie comme mode d’expression, éclairant à travers ses prises de vue délicates la partie cachée et parfois même invisible des choses, des êtres, du réel pour en fixer une certaine nostalgie.
Incontournable dans le décor, le tapis a retrouvé toute sa place dans le coeur des collectionneurs et les Manufactures comme les Editeurs font de nouveau appel aux artistes contemporains pour créer des pièces originales. Pour cette Paris Design Week 2020, nous avons découvert les créations de Vincent Darré chez Toulemonde-Bochart, Victor Cadène chez Pinton et Liz Roache chez Pierre Frey.
Vincent Darré s’est ainsi associé à l’éditeur Toulemonde Bochart pour créer une collection de trois pièces aux notes surréalistes qui lui sont chères, mêlant mille références, de Cocteau à Picasso jusqu’aux céramistes de Vallauris. Ses aquarelles ont été traduites grâce à une mise en teinture spéciale et l’utilisation d’une soie végétale pour les lignes de contours. Bleu des Yeux, aux teintes chaudes et aux lignes anthropomorphes ; Profil Nocturne où les couleurs éclatantes répondent à un fond obscur ; et Puzzle Nuageux, dans lequel le créateur rend hommage aux Maîtres de l’Abstraction.
Chez Pinton, Victor Cadène a trouvé le partenaire idéal pour donner vie à deux créations originales, des compositions baroques où règnent en maîtres les motifs et les couleurs. Comme dans ses scénographies de papier où il imagine des mondes miniatures qu’il dessine à la main avant de découper chaque élément au scalpel, l’artiste a choisi de créer l’un de ses tapis en trois parties, donnant au collectionneur la possibilité lui aussi de créer ses propres compositions et mises en scène.
Liz Roache aussi débute chacun de ses projets par des maquettes en papiers découpés et colorés. Elle voue une véritable passion aux couleurs vives et audacieuses et avoue un penchant particulier pour le rouge-orangé que l’on retrouve dans plusieurs de ses créations. Patrick Frey a eu un véritable coup de foudre pour son travail et choisi de reproduire certaines de ses oeuvres originales en tissus, papiers peints et tapis, traduisant bien le subtil équilibre entre transparence et opacité qui caractérise le travail de l’artiste.
Toulemonde Bochart
29 Bd Raspail 75006 Paris · 01 45 48 05 71
Ateliers Pinton
71 Rue du Cherche Midi 75006 Paris . 01 45 44 60 02
Le Musée des Arts Décoratifs présente les chefs-d’œuvre du Cabinet des Dessins à travers une grande exposition qui célèbre toute la richesse de ses collections. Uniques au monde, réunissant plus de 200 000 œuvres, celles-ci offrent un panorama très large de la création du XVe siècle à nos jours, en Europe et jusqu’au Japon.
Méconnu, ce fonds est l’un des plus importants au monde. S’y côtoient des dessins de maîtres, tels Le Brun, Watteau, Fragonard, Degas ou Rodin, les œuvres d’ornemanistes et de décorateurs tels Chareau et Royère et des modèles pour la joaillerie et la haute couture.
Pour mieux saisir toute sa profusion et sa diversité, une sélection de 500 œuvres est présentée dans un parcours original sous forme d’abécédaire qui célèbre les thèmes chers au dessin (A comme Architecture ; P comme Paysages ; D comme Décor ; S comme Séduire). À travers une scénographie confiée au collectif H5, « Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs » est une invitation à découvrir « de A à Z » des fonds complets d’artistes, des grands ensembles iconographiques et les découvertes stupéfiantes de ces dernières années.
du 23 juin 2020 au 31 janvier 2021
MAD Paris
107-111 rue de Rivoli 75001 Paris
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https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2020/07/Dessins-sans-réserve-MAD-PARIS-5.jpg20242000https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2019/12/logo-germanopratines-3-1030x221.png2020-07-24 12:01:182021-02-01 15:58:21Le Dessin sans réserve
Hervé Van der Straeten et Alexandre Biaggi se retrouvent pour présenter une nouvelle collection à l’occasion des vingt ans de leur première collaboration.
Réunis autour d’une passion pour le design et un goût commun, la galerie édite des pièces inédites créées par Hervé Van der Straeten et propose également de nouvelles versions des modèles iconiques issus de leur première association.
Après des débuts au Marché Paul Bert aux Puces de Saint-Ouen, Alexandre Biaggi s’installe en 1989 rue Jacob avant de s’établir 14 rue de Seine en 1996. Antiquaire et expert dans le domaine des arts décoratifs du XXe, depuis 2000 Alexandre Biaggi édite également du mobilier contemporain avec plusieurs artistes, designers français et internationaux dont il présente des modèles dessinés en exclusivité pour la galerie.
Cette même année, Alexandre Biaggi commence à collaborer avec Hervé Van der Straeten. Ainsi sont nées les lampes Patmos et Éole, le Miroir puzzle.ou encore la table Mycène sur les thèmes du classicisme.
du 25 juin au jeudi 15 octobre 2020
Galerie ALEXANDRE BIAGGI
14 rue de Seine 75006 Paris
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https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2020/06/Alexandre-Biaggi-x-Hervé-Van-der-Straeten-1-1-scaled.jpg25601696https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2019/12/logo-germanopratines-3-1030x221.png2020-07-12 08:50:442020-10-12 19:22:25Alexandre Biaggi x Hervé Van der Straeten
À l’occasion de la réouverture des galeries de la mode, entièrement rénovées grâce au mécénat de Stephen et Christine Schwarzman, le Musée des Arts Décoratifs présente une grande exposition consacrée au célèbre magazine de mode américain Harper’s Bazaar.
Soixante créations de couture et de prêt-à-porter, issues essentiellement des collections du musée, ponctuées de prêts de pièces iconiques prestigieuses sont présentées en correspondance avec leur parution dans ce magazine. Le regard des grands photographes et illustrateurs qui ont fait le renom de Bazaar est ainsi mis en perspective pour résumer un siècle et demi d’histoire de mode. Man Ray, Salvador Dali, Richard Avedon, Andy Warhol, ou encore Peter Lindbergh ont, en effet, contribué à l’esthétique hors pair du magazine.
« Harper’s Bazaar, premier magazine de mode » retrace les moments forts de cette revue mythique, son évolution depuis 1867, en rendant hommage aux personnalités qui l’ont façonnée : Carmel Snow, Alexey Brodovitch et Diana Vreeland. Tous trois, à partir des années trente propulsent le magazine dans la modernité de la mode et du graphisme instaurant une exigence qui fait encore école.
du 28 février 2020 au 4 janvier 2021
MAD Paris
107-111 rue de Rivoli 75001 Paris
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https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2020/06/exposition-harpers-bazaar-mad.jpg1024745https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2019/12/logo-germanopratines-3-1030x221.png2020-07-08 12:01:502020-12-29 23:06:57Harper’s Bazaar, premier magazine de mode
Nous habitons un monde de plus en plus saturé d’images. Leur nombre connaît une croissance tellement exponentielle – aujourd’hui plus de trois milliards d’images partagées chaque jour sur les réseaux sociaux – que l’espace de la visibilité semble être littéralement submergé. Comme s’il ne pouvait plus contenir les images qui le constituent. Comme s’il n’y avait plus de place, plus d’interstices entre elles. On s’approcherait ainsi de la limite que Walter Benjamin, il y a un siècle déjà, imaginait sous la forme d’« un espace à cent pour cent tenu par l’image ».
Face à une telle surproduction d’images, se pose plus que jamais la question de leur stockage, de leur gestion, de leur transport (fut-il électronique) et des routes qu’elles suivent, de leur poids, de la fluidité ou de la viscosité de leurs échanges, de leurs valeurs fluctuantes – bref, la question de leur économie. Dans l’ouvrage dont est issue cette exposition, la dimension économique de la vie des images prend le nom d’iconomie .
Les œuvres choisies pour « Le supermarché des images » posent un regard incisif et vigilant sur de tels enjeux. D’une part, elles réfléchissent les bouleversements qui affectent aujourd’hui l’économie en général, qu’il s’agisse de stocks aux dimensions inouïes, de matières premières raréfiées, du travail et de ses mutations vers des formes immatérielles ou encore de la valeur et de ses nouvelles expressions, notamment sous forme de cryptomonnaies. Mais, d’autre part, ces œuvres interrogent aussi le devenir de la visibilité à l’ère de l’iconomie globalisée : entraînée dans des circulations incessantes, l’image – toute image – nous apparaît de plus en plus comme un arrêt sur image, c’est-à-dire comme une cristallisation momentanée, comme l’équilibre provisoirement stabilisé des vitesses qui la constituent.
Dans le supermarché qui s’expose ici, en somme, les images de l’économie parlent chaque fois de l’économie de l’image. Et vice versa, comme si elles formaient un recto-verso.
du 11 février au 7 juin 2020
JEU DE PAUME
1 place de la Concorde 75001 Paris
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https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2020/02/SUPERMARCHE-DES-IMAGES-JEU-DE-PAUME-Paris-5-1.jpg1100827https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2019/12/logo-germanopratines-3-1030x221.png2020-04-24 09:46:072020-06-04 08:58:27Le Supermarché des Images
Gjertrud Hals est considérée comme une pionnière dans le domaine de l’art textile Scandinave. Elle a participé à libérer l’art textile du métier à tisser pour le proposer en œuvre d’art tridimensionnelle.
Durant une vingtaine d’années, elle a voyagé à travers le monde dans des lieux marqués par des rites, des mythes ou des évènements importants, que ce soit à Varanasi, au Mont Sinaï, à Kyoto ou à la Cité interdite.
Les âmes de ces lieux (anima locus), collectées par Gjertrud, forment le noyau des œuvres de cette exposition. Tissant avec des métaux divers, récupérés sur des lieux de recyclage ou trouvés à la plage et sur des routes, Hals compose minutieusement de grandes sculptures tridimensionnelles et des tissages muraux.
Choisis pour leur beauté intrinsèque (le fil en cuivre rougeâtre des câbles électriques, le fer à la couleur sombre des dynamos et des moteurs, des languettes de canettes en aluminium, etc), Hals tisse ces matériaux dits pauvres à la main, ou les travaille au marteau comme un orfèvre, questionnant au passage les frontières entre high-art et low-art, beaux-arts et arts appliqués. A travers ses œuvres, à la fois fragiles et puissantes, cet « artiste-alchimiste » partage avec nous son propre émerveillement devant la métamorphose, qu’elle provienne d’un matériau (déchet-art) ou d’un usage culturel (high-low), tout en gardant la trace de son origine.
Née en 1948 sur la côte nord-ouest de la Norvège sur la petite île de Finnøya, Gjertrud Hals est profondément marquée par la nature et la culture de sa région. La mythologie nordique est pour elle une grande source d’inspiration, tout comme le Zen bouddhisme et le Shintoïsme. Mais c’est surtout son intérêt pour le féminisme et la culture des femmes qui l’attire vers la nouvelle vague des femmes artistes explorant le potentiel sculptural du textile, telles que Sheila Hicks et Magdalena Abakanowicz. Ses œuvres ont été acquises par des collections muséales : le Mobilier National / Les Gobelins, le Musée National d’ Art Contemporain d’Oslo, l’ American Craft Museum de New York, le Musée des Arts Décoratifs de Lausanne ou le Musée Bellerive de Zürich.
Premier volet des expositions anniversaires célébrant dix ans de design américain par Triode, “Le voyage” est un parcours à travers la collection du studio new-yorkais Apparatus. Une sélection de luminaires, mobiliers et objets dans une scénographie imaginée par le directeur artistique Gabriel Hendifar. Fondé en 2012, le studio explore les objets et l’architecture intérieure avec le même vocabulaire sensuel, interprétant l’histoire et la culture à l’aune du design contemporain.
Le Voyage présente aussi Isfahan, une collaboration exclusive avec Pierre Frey et Le Manach (maison historique reprise par Pierre Frey en 2013) : une interprétation textile et moderniste des célèbres marqueteries ancestrales iraniennes, les Khatam. Le motif s’inspire de leur forme étoilée, incrustée de milliers de pièces de bois, de métal et d’os de chameau. Un équilibre géométrique subtil entre tradition et modernité qui puise dans l’héritage perse et le vocabulaire intemporel du studio Apparatus.
La peinture est un élément physique et sculptural dans l’œuvre de David Hominal, qui retrace la généalogie de son œuvre multimédia, entre performance, vidéo, danse et objet.
Dans la nouvelle série No titre (collection 2021), le sujet est couleur. Sa manipulation sur de grandes toiles permet à Hominal d’aller au-delà des systèmes d’analyse traditionnels séparant la figuration et l’abstraction. Il peut incorporer le kitsch comme il peut incorporer la tragédie, en voyageant à travers toute l’histoire de la représentation, de la nature morte au portrait, en passant par le paysage.
L’application de la couleur fait l’objet de la peinture. C’est dans ce contexte que les motifs floraux, en boucle scrupuleuse, font leur grand retour dans son travail. S’ils ont une place dans l’histoire de l’art, ils jouent aussi un rôle dans sa vie personnelle : offrir, rendre hommage, se souvenir, donner de la joie, les fleurs sont porteuses de mémoire, totémiques, flamboyantes et puissantes.
Sur le sol, des morceaux de bois, rassemblés et transformés, ponctuent l’espace de talismans colorés et évoquent les pierres sacrées peintes en l’honneur des dieux anciens. Pourtant, ces totems abandonnés apparaissent ici presque comme des rejets qu’ Hominal a utilisé comme surfaces de travail. Affirmant leur finition flashy avec son évocation de certaines gammes disponibles en vernis à ongles, ils contiennent en un seul espace à la fois la contemporanéité et la tradition, les cultes ancestraux et les coutumes modernes, les niveaux flous de la culture et nos habitudes de consommation. Comme des débris lavés, ils nous rappellent quelque chose entre l’art terrestre et les phénomènes naturels, entre le geste et le non-geste, entre faire et laisser les choses se produire. Tout cela avec le moins de mise en scène possible.
En fin de compte, David Hominal vénère l’histoire de la peinture, mais ne la sanctifie pas. Son travail témoigne d’une révérence extraordinaire pour l’art dont il extrait quelques archétypes universels avec lesquels il joue indéfiniment.
La Fondation Custodia présente 86 des 600 dessins italiens qu’elle conserve et qui furent collectionnés en grande partie par Frits Lugt, en l’espace d’un demi-siècle seulement. Sont à découvrir des œuvres exécutées par des artistes de la Renaissance au Baroque, parmi lesquels Filippino Lippi, Andrea del Sarto, Federico Barocci, les Carracci, Palma il Giovane ou encore Guercino.
Avant de devenir objet de collection, le dessin constituait un élément essentiel du travail de l’artiste dans l’atelier. L’esquisse qu’il traçait sur la feuille était son premier geste car elle était la traduction visuelle la plus immédiate et naturelle de son inspiration et de ses idées. Préoccupation majeure de la Renaissance, la représentation du corps humain fit l’objet d’un intérêt constant dans l’art italien au cours des siècles. Cherchant à atteindre un idéal de narration dans une image qui, par nature, est figée et en deux dimensions, les peintres s’attachèrent à représenter les personnages dans des proportions et des attitudes éloquentes.
L’exposition met en avant la manière dont les artistes parvinrent à résoudre les questionnements formels auxquels ils étaient confrontés, grâce à la pratique du dessin. Comment définir la position des modèles et les liens qui les unissent ? Comment traduire les effets d’ombre et de lumière sur les corps ou les draperies ? Comment disposer les figures dans un espace contraint, correspondant à celui de l’œuvre finale ?