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Animal

Itinéraire Saint Germain

Cinq galeries germanopratines, aux univers et aux spécialités très différents s’associent pour créer un évènement annuel, Itinéraire Saint-Germain, autour d’un même thème. Cette année c’est “Animal” qui a été choisi, l’animal dans l’art, sous toutes ses formes, de l’antiquité à nos jours, comme un safari à travers Saint-Germain et les arts décoratifs sous la direction artistique du talentueux Victor Cadène.

Fidèle à l’antique, dans lequel l’animal occupait une place primordiale, la Galerie Chenel présente une collection d’animaux domestiques ou mythologiques qu’elle dévoile pour la première fois au public.

La Galerie Lucas Ratton propose une sélection d’oeuvres d’art tribal qu’elle a choisi de montrer aux côtés de sculptures de François-Xavier Lalanne.

Jacques Lacoste a lui choisi de montrer des pièces de Diego Giacometti, au bestiaire fourni, mais aussi de dévoiler pour la première fois deux sublimes appliques Argus d’Albert Cheuret, inspirées d’oiseaux fantastiques.

Du royaume de Chu aux arts décoratifs du XVII, la Galerie Jacques Barrère nous emmène en Asie où l’on vénère tant les animaux.

Et la Galerie Xavier Eeckhout, spécialiste des bronzes animaliers, montre, entre autres, un magnifique bronze de Bugatti.

du 28 Mai au 10 Juillet 2021

Galerie Chenel

3 quai Voltaire 75007 Paris

Galerie Jacques Lacoste

12 rue de Seine 75006 Paris

Galerie Jacques Barrère

36 rue Mazarine 75006 Paris

Galerie Lucas Ratton

11 rue Bonaparte 75006 Paris

Galerie Xavier Eeckhout

8 bis rue Jacques Callot 75006 Paris

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Sarah Sze

De Nuit en Jour

Pour sa deuxième exposition personnelle à la Fondation Cartier, l’artiste américaine Sarah Sze a créé une exposition immersive qui transforme la perception des espaces tout en transparence du bâtiment créé par Jean Nouvel. Depuis la fin des années 1990, Sarah Sze assemble des objets du quotidien pour réaliser des installations délicates et complexes qui défient les frontières entre peinture, sculpture et architecture. Il y a cinq ans, elle a réintroduit la vidéo dans son travail afin d’explorer la manière dont la prolifération des images transforme notre relation aux objets, au temps et à la mémoire.

Créées spécifiquement pour cette exposition, Twice Twilight et Tracing Fallen Sky sont les toutes dernières sculptures de la série des Timekeeper, amorcée en 2015. Ces deux œuvres interrogent à la fois le statut de l’image et notre appréhension des mondes virtuel et matériel, qui vont en se confondant.

La structure de ces deux installations s’inspire d’outils séculaires, le planétarium et le pendule, conçus pour déployer la carte du cosmos et mesurer la rotation de la Terre. Sarah Sze s’est toujours intéressée aux modèles scientifiques : outils de mesure du temps et de l’espace, rationnalisant le monde qui nous entoure.

Sarah Sze joue avec des échelles spectaculaires – de la vaste trajectoire du soleil au minuscule embrasement d’une allumette – illustrant ainsi le mystère et la complexité propres à nos tentatives de mesure et de modélisation du temps et de l’espace. En considérant l’essence même de ces concepts, l’artiste rend compte de l’émerveillement mais aussi de la futilité qui caractérisent notre désir de comprendre ce qui restera toujours hors de notre portée.

du 24 octobre 2020 au 30 mai 2021

FONDATION CARTIER

261 Boulevard Raspail 75014 Paris

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Nikolay tolmachev


Désherbage

C’est entre suavité et luxure, toujours, que l’artiste ukrainien Nikolay Tolmachev dévoile ses dernières aquarelles pour une nouvelle exposition intitulée Désherbage à la galerie Da-End. Une ode au printemps signée Tolmachev où se déploie un univers floral des plus lascifs, où le muguet côtoie le téton et le pissenlit le cul, tandis que le bouquet se révèle impudique…


Ainsi ces dernières créations se font-elles l’écho d’une nature entre jardin des délices et celui des supplices, car lorsque la rose Gerbera – apparat de la jeunesse et de la séduction – devient chardon épineux, n’est-ce pas toute la fascinante ambivalence de la nature que nous content les œuvres de Tolmachev ? « Du végétal, du minéral, de l’organique, animal et humain, des humeurs et des sécrétions, parfaitement réalistes, dans des tons très doux, dont la juxtaposition crée sinon un malaise, en tous cas une interrogation inassouvie. Mais d’où vient le Talent de Nikolay Tolmachev, le TNT ? Quels ressorts réveille-t-il en nous qui nous font désirer avec passion ce qu’il crée ? Ce qui en fait le charme, me semble-t-il, c’est cela : l’équivoque. Il questionne la représentation en proposant une interprétation décalée, surprenant le spectateur avec un détail déroutant.

Au premier abord, son sujet est presque anodin dans sa banalité ; puis le coup bas arrive là où on s’y attend le moins. Il nous jette de la peinture à l’estomac avec de la Renaissance dans le pinceau, du classicisme dans la palette, de l’outrance dans la réalisation. Il nous offre un rêve d’où le réveil peut s’avérer rude : le dessin est là, devant nous. Le rêve se dissipe laissant place à… la frustration, pratique dans laquelle Nikolay Tolmachev est passé Maître. Mais, qui sait ? Bientôt la Trouble Nouvelle Tentation prendra possession des murs de Da-End. » (Mony Vibescu)

du 13 mai au 5 juin 2021

GALERIE DA END

17 rue Guénégaud 75006 Paris

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Teintes d’Errances

Ella Bats

En partenariat avec Les Agents Associés, la galerie Madé présente le travail photographique d’Ella Bats, lauréate du Prix Jeunes Talents 2021. Elle nous présente deux séries qu’elle a réuni sous le titre Teintes d’Errances.

Ella Bats est une photographe française, installée à Paris. Diplômée en art et design graphique à l’ENSAAMA, elle intègre ensuite l’école des Gobelins en photo jusqu’en 2017. Ce que l’on observe dans son travail, c’est la proximité entre la peinture et la matière qu’elle retranscrit à travers l’art, la mode et le portrait.  La photographie a toujours été pour Ella un moyen de représenter un monde et une tentative de compréhension d’autrui.

Dans cette série appelée « Adam et Adam », Ella revient à la genèse de l’amour. L’ambivalence des corps entremêlés manifestent différents états d’Amour à travers ce couple d’hommes. Un amour à plusieurs angles : qu’il soit tendre, passionnel, fragile, tumultueux.

La photographe questionne l’image, la couleur et son pouvoir de représentation. Cette réflexion sur l’image se développe avec la couleur qu’elle ne cesse d’expérimenter dans un espace mis en scène. Ella joue avec la perception du spectateur pour l’attirer dans les secrets de mon imagination – des « fictions basées sur la vérité ». Elle lie le réel et la fiction, la vérité et la vraisemblance, ce qui est et ce qui existe.

du 14 septembre au 15 octobre 2020

GALERIE MADE

30 rue Mazarine 75006 Paris

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Figure d’Artiste

La Petite Galerie du Louvre propose, pour sa 5e saison, une exposition intitulée « Figure d’artiste ». Elle accompagne le cycle d’expositions que le musée consacre en 2019-2021 aux génies de la Renaissance : Vinci, Donatello, Michel-Ange ou Altdorfer.

C’est à la Renaissance que l’artiste affirme son indépendance et cherche à quitter le statut d’artisan pour revendiquer une place particulière dans la cité. Cette invention de la figure de l’artiste a cependant une histoire plus ancienne et complexe que l’ampleur des collections du Louvre permet de mesurer, des premières signatures d’artisans dans l’Antiquité aux autoportraits de l’époque romantique. La signature, l’autoportrait,  l’invention du genre de la biographie d’artiste servent son dessein : mettre en images les mots et accéder à la renommée accordée aux poètes  inspirés par les Muses. En France, l’Académie royale de peinture et de sculpture et le Salon, première exposition temporaire d’art contemporain, apportent, sous le regard de la critique, la reconnaissance et les commandes aux artistes avant qu’ils ne soient consacrés par leur entrée au musée. C’est ainsi que le lien ancien entre les arts visuels et les textes  a conduit à inviter, cette année, la littérature pour un dialogue fécond entre textes et images.

du 25 septembre 2019 au 5 juillet 2021

MUSEE du LOUVRE

petite galerie

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Peintres Femmes, 1780-1830

Parler des femmes artistes n’est pas chose facile tant on considère leur absence dans les récits historiques. On a souvent répondu à cette invisibilité par une explication culturelle et politique qui met en lumière une société profondément patriarcale : ainsi, les femmes manquaient souvent de formation et étaient contraintes à une vocation maternelle et domestique. Minoritaires dans l’espace public, elles avaient pour interdiction de pratiquer le nu et donc le genre noble qu’était la peinture d’histoire. Tout ce discours est désormais indéniable et bien connu. Cette exposition critique propose un autre regard historique et esthétique sur l’œuvre de ces femmes, car si on se plaît à rapporter cette déchirante injustice, il est tout aussi primordial de questionner notre manière de les réhabiliter dans un récit collectif. En se concentrant sur une période charnière s’étalant de 1780 à 1830, le parcours dévoile une véritable féminisation des arts depuis les années pré-révolutionnaires jusqu’à la Restauration. Autour de 80 œuvres d’Élisabeth Vigée-Le Brun, de Marguerite Gérard, de Marie-Guillemine Benoist ou de Constance Mayer, l’exposition met en lumière des plasticiennes célébrées à une époque où les écoles pour jeunes filles ouvrent et où l’art devient l’un des seuls moyens d’ascension sociale. Il ne s’agit donc plus uniquement de réduire ces femmes à l’habituelle dichotomie opprimées-oppresseurs, mais plutôt de les illustrer comme de véritables conquérantes ayant mené de multiples combats dans le monde de l’art.

Si l’exposition se concentre sur cette période particulière, c’est pour révéler un véritable mouvement d’émancipation né des idées des Lumières et immortalisé par la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges. Mais si durant un temps les femmes purent suivre des formations artistiques, être protégées pendant les maternités et demander le divorce, ces libertés ont rapidement été refrénées par la Restauration au XIXe siècle, la société considérant alors que la création devait être du côté des hommes et l’imitation du côté des femmes…

Portraitiste officielle de MarieAntoinette, Élisabeth Vigée Le Brun, par exemple, était célèbre à travers toute l’Europe et a travaillé pour les plus grandes cours royales. Inspirée par de grands noms comme Paul Rubens, elle fut l’une des rares femmes peintres à être admises à l’Académie royale. On la voit ici en plein travail, esquissant les traits du futur portrait de l’impératrice de Russie Maria Féodorovna, alors qu’elle vient de fuir la France suite à la Révolution française. Ce qu’on remarque dans cet autoportrait, c’est une évolution du style assez marquée, avec une palette plus sombre que dans ses œuvres d’esprit rococo. Dans cette subtile mise en abyme, ses yeux nous fixent comme si nous adoptions le point de vue de son modèle. Sa silhouette lumineuse se détache d’un fond uniforme où l’on distingue à peine les traits de l’impératrice, reléguée au second plan. Aucun doute, Vigée le Brun n’hésite pas à mettre en avant son statut d’artiste, à souligner la finesse de ses traits, affichant ainsi ses ambitions et son ascension sociale quitte à mettre en retrait les prestigieuses figures de ses toiles.

du 19 mai au 4 juillet 2021

MUSEE du LUXEMBOURG

19 Rue de Vaugirard 75006 Paris

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Michael Schmidt

Une autre photographie allemande

À l’occasion du 75e anniversaire de la naissance de Michael Schmidt, le Jeu de Paume présente une grande rétrospective de cet artiste, considéré comme l’un des piliers majeurs de l’histoire de l’art allemand du XXe siècle.
Hommage à un grand photographe, cette exposition présentera des originaux, des tirages de travail inédits, des projets de livre et d’autres archives illustrant l’évolution de son travail artistique. Elle veut aussi mettre en évidence le processus de reconnaissance de la photographie comme forme d’expression artistique en Allemagne et en Europe à partir des années 1970.

Comme Bernd et Hilla Becher, Michael Schmidt fait partie des photographes d’après-guerre les plus influents. Il a inlassablement développé son œuvre durant cinq décennies. À travers les publications de ses travaux sous forme de livres d’artiste et d’installations toujours en dialogue avec leur lieu d’exposition, il a mis au point différents types de présentation novateurs. Par l’incessant renouvellement de son langage formel et par le choix de ses thèmes, Michael Schmidt a écrit un volet de l’histoire de la photographie et est aujourd’hui un modèle pour toute une génération de jeunes photographes.

du 8 juin au au 29 aout 2021

Jeu de Paume

place de la Concorde 75001 Paris

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Luxes

L’histoire du luxe à travers les civilisations, de l’antiquité à nos jours, est au cœur de cette exposition. Autour de 100 pièces, le luxe d’hier et d’aujourd’hui et à (re)découvrir à travers des pièces majestueuses faites de matières précieuses, la folie créative des marchands merciers, les premiers directeurs artistiques, l’éclat des industries du luxe au temps des expositions universelles, la haute couture ainsi que le panache des maisons de luxe françaises au début du XXIe siècle.

Le parcours, chronologique et thématique, ouvre deux lieux emblématiques pourtant habituellement fermés à la visite : le salon 1900, mémoire vivante de l’Exposition universelle de Paris, une commande du musée pour célébrer l’Art nouveau et les arts décoratifs français, et le salon des Boiseries, dévoilant d’autres chefs-d’œuvre du décor européen, dont un incroyable lustre de Venini exposé à Paris en 1925, une salle généreuse où lire et rêver, en prenant le temps, face aux Tuileries et au rythme de la ville.

Sensible et encyclopédique, sélective et historique, l’exposition offre ainsi, pour la première fois à Paris et au Musée des Arts Décoratifs, une certaine idée du luxe à l’usage du monde contemporain.

La scénographie a été confiée à Nathalie Crinière et à son agence, avec la participation exceptionnelle de la Confédération européenne du Lin et du Chanvre.

du 15 octobre 2020 au 18 juillet 2021

MAD

107 rue de Rivoli 75001 Paris

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Maillol, la Forme Libre

La plus ancienne galerie de Saint-Germain-des-Prés fait peau neuve !
A l’occasion de son soixante-quatorzième anniversaire, la galerie Dina Vierny, qui a conservé son emblématique
intérieur de bois tressé par Auguste Perret, changera de direction pour laisser place à la troisième génération,
Pierre et Alexandre Lorquin, petits-fils de la fondatrice. Cette nouvelle ère commencera, comme un hommage, avec une exposition Maillol dont Dina Vierny fut la dernière muse.


Le 25 janvier 1947, Dina Vierny ouvrait sa galerie au 36 rue Jacob, un espace entièrement dessiné et pensé par Auguste Perret, avec une
exposition consacrée au sculpteur. Aujourd’hui, la galerie, qui n’a en rien perdu de son atmosphère d’origine, célèbre cette collaboration et l’amitié entre Dina Vierny et Aristide Maillol. Confiée à l’historienne de l’art Valérie Da Costa, spécialiste de la sculpture moderne et contemporaine, Maillol, la forme libre s’attache à montrer comment l’œuvre de Maillol s’inscrit dans une histoire repensée de la sculpture du XXe siècle. L’exposition met en avant autant de notions qui ont été au cœur de la pensée et du geste du sculpteur : variations sur un motif, différences et répétitions, géométrie et fragments de la forme comme d’un tout.

L’exposition présente ainsi des œuvres inédites ou rarement exposées : dessins, sculptures en terre cuite et en bronze, carnets de croquis qui dévoilent cette modernité sculpturale qui irrigue le travail de Maillol et nous permet de relire autrement son œuvre à l’aune des enjeux
esthétiques du XXe siècle.

Cette exposition marque également le prolongement de l’aventure familiale. Elle coïncide avec l’arrivée de la troisième génération à la tête de la galerie Dina Vierny. Pierre et Alexandre, les petits-fils de Dina Vierny, respectivement 27 et 25 ans, reprendront la direction de la galerie à la date symbolique du 25 janvier 2021, assurée jusqu’alors par leur père Olivier Lorquin (depuis 1982).

du 25 janvier au 20 mars 2021

GALERIE DINA VIERNY

36 rue Jacob 75006 Paris

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Le surréalisme en plein soleil

Magritte / Renoir

Première exposition à montrer de façon complète un chapitre de l’œuvre de Magritte encore largement méconnu, elle permet de confronter les œuvres de Magritte à celles d’Auguste Renoir qui l’ont inspiré.

Convaincu que la défaite des troupes allemandes à Stalingrad est annonciatrice de la défaite définitive de l’Allemagne nazie et de la fin prochaine du conflit mondial, Magritte se voit en prophète du bonheur et de la paix retrouvée : “…le beau côté de la vie serait le domaine que j’explorerais. J’entends par là tout l’attirail traditionnel des choses charmantes, les femmes, les fleurs, les oiseaux, les arbres, l’atmosphère de bonheur. Etc … c’est un charme assez puissant qui remplace maintenant dans mes tableaux la poésie inquiétante que je m’étais évertué jadis à atteindre.” écrit Magritte à Paul Eluard en 1941.

Magritte restera fidèle à ce style “solaire” jusqu’en 1947 et produira une cinquantaine de tableaux, autant de gouaches et un nombre considérable de dessins – illustrant Sade, G. Bataille, Eluard et Lautréamont. Loin de la considérer comme une “passade”, Magritte accorde assez d’importance à sa “Période Renoir” pour en faire le support d’un projet de réforme en profondeur du Surréalisme. A cette fin, il adresse en octobre 1946 à André Breton son Manifeste pour un Surréalisme en plein soleil. La fin de non-recevoir qu’oppose André Breton à ce programme de rénovation du Surréalisme conduit Magritte à “liquider” la “Période Renoir” dans un feu d’artifice provocateur et cynique qui prend la forme, en 1948, de sa “Période Vache”.

L’exposition réunit une soixantaine de peintures et une quarantaine de dessins. Elle s’ouvre sur quelques œuvres de la fin des années Trente dans lesquelles Magritte exprime l’imminence de la guerre et de désastres. Les tableaux de la période “Renoir” de Magritte sont mis en regard avec des chefs-d’œuvre de Renoir, des peintures contemporaines de Picabia et d’autres pièces qui permettent d’esquisser une postérité à cette production peu connue.

du 10 février au 19 juillet 2021

MUSEE de L’ORANGERIE

Jardin de Tuileries
Place de la Concorde (côté Seine) 75001 Paris

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Bernard Plossu

Voyageur infatigable, Bernard Plossu a immortalisé chaque contrée qu’il a parcourue. Ses images reconnaissables entre toutes résonnent en noir et blanc, jusqu’à sa rencontre avec la famille Fresson, lui permettant d’appréhender et d’envisager la couleur différemment. Les éditions Textuel viennent de publier “Tirages Fresson”, un recueil des photographies de Bernard Plossu tout en couleur. À cette occasion, Didier Brousse nous invite à découvrir ses tirages emplis de subtilité et de douceur.

Le procédé Fresson, inventé à la fin du XIXème siècle, permet d’obtenir des tirages monochromes au charbon. Ce n’est qu’en 1952 que Pierre Fresson et son fils Michel, respectivement fils et petit fils de l’inventeur du procédé, réalisent les premiers tirages en quadrichromie. Ainsi, la photographie couleur se révèle dans la délicatesse du tirage au charbon.

Il faudra attendre les années 60 pour que les photographes s’intéressent à cette technique si particulière. C’est d’ailleurs à la fin de cette décennie que Bernard Plossu rencontre la famille Fresson. Une rencontre décisive dans sa vision et son utilisation de la couleur. C’est le début d’une longue collaboration qui dure depuis plus de 50 ans, qui traverse trois générations et fixe définitivement le style couleur de Plossu.


La mise en relation dans cette exposition de tirages Fresson et de tirages noir et blanc (parfois sépias) des années soixante-dix résulte d’une simple évidence : celle de l’unité du regard et du plaisir de montrer ensemble ces deux pans de l’œuvre de Plossu, habituellement séparés. Elle est aussi l’occasion de mettre en avant l’importance du tirage et de rendre hommage à ses artisans. Un travail de l’ombre, lui aussi « exceptionnel et anti-spectaculaire ».

du 30 octobre 2020 au 6 février 2021

Galerie Camera Obscura

268 Boulevard Raspail 75014 Paris

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Toshio Saeki

Toshio Saeki (1945-2019) est dessinateur et icône de l’underground japonais. Son oeuvre est à la croisée des traditions japonaises du shunga (gravures érotiques traditionnelles) et du yōkai (représentation d’esprits, de démons et de fantômes). Il a aussi renouvelé, dit-on, le genre de l’ero-guro, mouvement artistique et littéraire japonais apparu vers 1930, combinant érotisme, éléments macabres et grotesques. «Son érotisme monstrueux bousculant d’autant plus fortement qu’il repose sur la puissance d’évocation et se déploie dans un dessin très pur. Hergé plongé
dans les perverses pensées d’un Edogawa Ranpo.» (Marius Chapuis pour Libération).


La Galerie Da-End dévoile un ensemble inédit de sérigraphies de cet artiste
d’avant-garde. Le corpus jamais présenté – qui vient compléter la première série exposée en 2010 – est le fruit d’une étroite collaboration au cours de l’année 2009, entre la galerie et le maître sérigraphe Fumie Taniyama, sous la direction attentive de Toshio Saeki lui-même. « Saeki n’a eu de cesse de développer ses remarquables talents de dessinateur et de coloriste
afin d’explorer toujours plus profondément les contrées obscures de l’inconscient. Les deux principaux ingrédients de son art sont la concision
du trait — fruit d’une extrême maîtrise de soi et d’une lucidité sans faille — et la passion pour l’eros (ou l’ero, un terme japonais qu’il lui préfère,
car selon l’artiste, s’y profile de surcroit l’idée de la mort). Autrement dit : une ligne claire et de sombres desseins.

L’univers sulfureux de Saeki est utérocentré. Tout gravite autour de cet oeil cyclopéen qui est à la fois matrice, grotte effrayante, refuge, source de jouissance et boîte de Pandore. Chacune de ses oeuvres constituent autant de seuils et de passages dérobés menant directement de l’état de veille à l’état de rêve ou de cauchemar, via l’art du trait. Chaque dessin raconte une histoire. Il y a des voyeurs et des voyeuses, des pervers et des suppliciés. » (David Rosenberg)

du 13 février au 27 mars 2021

GALERIE DA-END

17 rue Guénégaud 75004 Paris