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Le Corps et l’Âme

Sculptures italiennes de la Renaissance 

Tout au long d’un parcours riche de 140 œuvres, cette exposition, co-organisée avec le musée du Castello Sforzesco de Milan, présente dans son contexte artistique la sculpture de la seconde moitié du 15e siècle et du début du 16e siècle, période considérée comme l’apogée de la Renaissance. À partir de Florence, une variété de styles s’épanouit alors de Venise jusqu’à Rome. La représentation de la figure humaine dans la diversité de ses mouvements prend alors des formes extrêmement novatrices. Ces recherches sur l’expression et les sentiments sont au cœur des démarches des plus grands sculpteurs de la période, depuis Donatello jusqu’à l’un des créateurs les plus célèbres de l’histoire, Michel-Ange. L’exposition propose également d’aller à la découverte d’artistes moins réputés, d’admirer des œuvres difficilement accessibles de par leur lieu de conservation (églises, petites communes, situation d’exposition dans les musées), afin de les remettre en lumière.

« Le Corps et l’Âme » fait suite à l’exposition « Le Printemps de la Renaissance » présentée en 2013 au Louvre et au Palazzo Strozzi et consacrée aux prémices de l’art de la Renaissance à Florence dans la première moitié du Quattrocento.


 
Trois parties majeures structurent l’exposition : Dans La fureur et la grâce, les compositions complexes s’attachent à traduire la force et l’exaspération des mouvements du corps, inspirées des modèles antiques, qu’on reconnait dans les œuvres d’Antonio del Pollaiolo, Francesco di Giorgio Martini ou Bertoldo, mettant en jeu autant la force et les torsions du corps masculin que l’effet expressif des plus intenses passions de l’âme. A contrario, des drapés élégants, entourant des corps majoritairement féminins, permettent aux artistes de révéler le charme de la figure humaine, qui débouche sur la représentation ultime de la grâce à travers le nu.
 
Emouvoir et convaincre souligne une volonté affirmée de toucher violemment, dans les représentations sacrées, l’âme du spectateur. À la suite du travail de Donatello autour de 1450, l’émotion et les mouvements de l’âme prennent une place déterminante au cœur des pratiques artistiques. Un véritable théâtre des sentiments se déploie en Italie du nord entre 1450 et 1520, en particulier dans les groupes de Déposition du Christ, tels ceux de Guido Mazzoni ou de Giovanni Angelo del Maino. Cette recherche du pathos religieux s’incarne également dans les émouvantes figures de Marie-Madeleine ou de Saint Jérôme qui fleurissent en Italie à cette période.  
 
Enfin, avec De Dionysos à Apollon, la réflexion inépuisable sur l’Antiquité classique s’exprime dans les œuvres élaborées à partir des modèles classiques comme le Tireur d’épine ou le Laocoon. Parallèlement au domaine de la peinture (avec le « style doux » du Pérugin ou du jeune Raphaël), la sculpture développe la recherche d’une nouvelle harmonie qui transcende le naturalisme des gestes et des sentiments extrêmes. Particulièrement vivante dans un classicisme affirmé en Vénétie et en Lombardie, cette quête d’une beauté expressive qui aspire à l’universel s’incarne également fortement en Toscane et à Rome où la Papauté de Jules II et de Léon X joue un rôle d’irrigation et d’unification stylistique.

Le stile dolce aboutira au commencement du XVIe siècle  avec l’apparition du « sublime », mettant en place un nouveau classicisme sous l’impulsion de Raphaël et Michel-Ange.
Dès la fin du Quattrocento, Michel-Ange opère cette synthèse formelle qui intègre à la fois la connaissance scientifique des corps, un idéal absolu de beauté et la volonté de dépasser la nature par l’art. Cette recherche l’emmène à créer Les Esclaves du Louvre pour parvenir jusqu’à l’expression de l’ineffable dans ses dernières œuvres.

du 22 octobre 2020 au 18 décembre 2021

MUSÉE DU LOUVRE

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Daido Moriyama

A l’occasion de l’exposition « Moriyama+Tomatsu : Tokyo » à la Maison Européenne de la Photographie, la Galerie Da-End vous propose de redécouvrir sa série Erotica du japonais Daïdo Moriyama. L’exposition « Onna (Femmes) »
présente une vingtaine de clichés sulfureux, donnant à voir un pan plus intime et sensuel du photographe.

Figure majeure de la photographie japonaise du début des années soixante-dix, Daido Moriyama appartient à un mouvement de photographes (dont Tomatsu et Araki) rejetant l’image préconçue et porteuse d’un message, au profit de celle anti-conformiste, sauvage et brute. Témoin de l’oscillation du Japon entre tradition et modernité, cette génération a largement contribué à renouveler le langage photographique de l’époque. Moriyama tout particulièrement mitraille la ville et tout ce(ux) qu’il croise(nt) de façon obsessionnelle et subreptice, comme pour compiler les souvenirs d’un monde éphémère et flottant. « Les photographies sont les empreintes de la lumière et la mémoire, les photographies constituent l’histoire de la mémoire. C’est le mythe de la lumière.1 » Il entraîne notre regard à l’esthétique de l’instantané – résultat d’une photographie prolifique dans un monde indompté.

Le photographe est irrévocablement attiré par les endroits les plus à la marge, par le tout venant, les non lieux, les invisibles, par les quartiers crades et poisseux de la ville : prostituées, mafieux, marmailles, passages piéton bondés ou bains publics.

« Je bats le bitume comme un chien errant. » Il se laisse aller à l’errance et au voyage urbain dans les recoins les plus sombres, comme ces chambres miteuses ou ces bars tapissés de bouches pulpeuses. Fragments de corps, femmes aux cigarettes, culs dénudés… Chez Moriyama, le lugubre côtoie la volupté. Et la ville qu’il parcourt semble devenir corps,
construisant un rapport charnel aux ruines d’un Japon en reconstruction. Une mise en parallèle des corps humains et urbains. Ainsi immortalise-t-il des femmes nues, lascives ou ligotées, accroupies ou allongées, parfois même les
aguicheuses des affiches publicitaires. Sa photographie appelle au corps à corps. Car le désir surgit de toute part lorsque le monde de Daido Moriyama prend forme et éclabousse sa photographie. Un noir et blanc tantôt onirique ou sensuel, un corps flouté dans un cadrage chahuté. Une couleur saturée voire érotique de la ville en mouvement, incessamment, de la ville et sa trivialité. Une ville friponne, nippone, mais pas que. « Le noir et blanc exprime mon monde intérieur, les émotions et les sensations que j’ai quotidiennement quand je marche sans but dans les rues de Tokyo ou d’autres villes. La couleur exprime ce que je rencontre, sans aucun filtre, et j’aime saisir cet instant pour ce
qu’il représente pour moi. Les premières sont riches en contraste, dures, et reflètent pleinement ma nature solitaire. Les secondes sont polies, sages, comme je me présente au monde.»

du 4 au 25 septembre 2021

GALERIE DA-END
17 rue Guénégaud 75006 Paris

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Le bijou dessiné

« Il se réduit parfois à quelques traits de crayon jetés sur une feuille de papier mais souvent, il prend l’allure d’une véritable œuvre d’art tout en couleurs et en nuances : le dessin joaillier a ceci de particulier qu’il nous touche par sa beauté autant qu’il nous instruit sur le processus de création d’une pièce joaillière.
Peu étudié, peu publié, encore plus rarement exposé, le dessin joaillier reste méconnu du grand public. Il joue pourtant un rôle essentiel, servant de référence à l’ensemble des mains qui interviennent dans la création du bijou. Depuis la Renaissance, dessiner le bijou constitue l’étape première – primordiale pourrait-on dire –, celle qui donne vie à l’idée, celle qui permet à l’idée de devenir projet.
C’est à cet objet longtemps délaissé – outil technique au service des métiers mais aussi œuvre sensible – que L’École des Arts Joailliers souhaite rendre hommage, en s’intéressant à son histoire, sa technique, ses auteurs et son statut. Après avoir ouvert un chantier de recherche en 2018 sur le dessin joaillier, créé un cours sur ce sujet inédit, L’École est fière d’organiser la première exposition consacrée à ce thème abordé avec une approche aussi large.



Les œuvres sélectionnées couvrent un long XIXe siècle, qui débute dans les années 1760 et s’achève avec la Première Guerre mondiale ; elles ont été exécutées par de nombreux artistes ou dessinateurs, célèbres ou anonymes ; elles illustrent enfin une grande diversité de techniques et d’usages, qui disent l’intérêt et la richesse du sujet. Toutes proviennent du Fonds Van Cleef & Arpels sur la Culture Joaillière, fonds constitué à des fins de recherche, de présentation et d’utilisation pédagogique. En sortant de l’ombre le dessin joaillier à l’occasion de cette exposition, L’École des Arts Joailliers accomplit sa mission de partage de la culture joaillière.
 »

L’exposition présentera une soixantaine de dessins et plusieurs carnets, tous issus du Fonds Van Cleef & Arpels sur la Culture Joaillière, qui comprend une collection d’art graphique exceptionnelle présentée pour la première fois au grand public.

Un premier examen attentif de cette collection permet de rassembler un corpus d’une centaine d’œuvres qui couvrent un long XIXe siècle commençant dans les années 1770 et s’achevant avec la Première Guerre mondiale. Cette période reflète l’éclectisme d’un siècle qui juxtapose des modèles anciens et des artistes d’avant-garde. L’originalité de l’exposition réside dans l’association de grands ateliers tels Lalique ou Vever à des noms moins connus comme Paillet, Brédillard, Hatot, Mellerio Borgnis. À travers les différents dessins du corpus, l’exposition permettra de s’interroger sur ce qu’on dénomme « dessin joaillier ».

Plusieurs axes émergent. Le premier étant celui de sa mise en œuvre : techniques, supports utilisés, matériaux, normes de ce type de dessin… Ce qui mène à savoir qui en est l’auteur : un dessinateur joaillier, un dessinateur spécialisé, un artiste ? Combien de mains peuvent intervenir pour sa réalisation ? Enfin, reste la question de l’usage de ce dessin : à l’origine c’est avant tout un « outil technique » qui doit guider les différents corps de métiers dans la réalisation de la pièce, mais il est susceptible de devenir, avec le temps, une oeuvre d’art à part entière, admirée et recherchée pour ses qualités propres.

Accompagnée d’un livre coédité par Norma et L’École des Arts Joailliers, l’exposition ouvre un nouveau champ d’étude d’un art aux multiples fonctions.
La scénographie propose une expérience immersive à l’intérieur d’un espace entièrement dessiné, plongeant ainsi le visiteur dans un dessin grandeur nature.

Du 14 octobre 2021 au 14 février 2022

Ecole des Arts Joaillers

31 rue Danielle Casanova 75001 Paris

01 70 70 38 40

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Robert Mathieu

100 ans / 100 luminaires

Depuis quinze ans, Pascal Cuisinier collectionne patiemment le travail du designer Robert Mathieu, et pour fêter le centenaire de la naissance de ce créateur de luminaires majeur de la scène française des années 1950, il a décidé de présenter au cours de l’année les cent plus beaux luminaires de ce créateur, encore peu connu du grand public, mais affectionné par les afficionados des luminaires de cette période.

Contrairement à de nombreux designers, Robert Mathieu ne concevait pas seulement ses luminaires mais il les réalisait, à l’instar d’un artiste, dans son atelier de la rue de Charenton, à Paris. Ici pas d’éditeur, ni de distributeur, mais une production au compte-goutte proche de celle d’une oeuvre d’art, à parfois moins de 8 exemplaires.

Sa créativité était incroyable puisqu’il a probablement inventé plus de cent cinquante modèles de luminaires, mais la très grande qualité d’exécution de ses pièces, qui sont encore aujourd’hui en parfait état de fonctionnement, est aussi un fait rare. Il est aussi le seul créateur connu à avoir conçu une applique et un plafonnier à double balancier qui fonctionnent comme un mobile de Calder et sont présentés dans cette exposition. Cependant, la toute petite production de ces pièces les ont bien sûr rendues rarissimes.

Il aura donc fallu quinze ans à Pascal Cuisinier pour voir sortir sur le marché les plus rares et les plus exceptionnelles et en collectionner plus d’une centaine dont environ 80 modèles différents. Au printemps dernier, la galerie a présenté la première partie du travail de ce créateur, entre 1950 et 1955. Cette fois ce sont ses luminaires créés entre 1955 et 1975 qui sont présentés, assortis d’un catalogue raisonné des luminaires répertoriant l’intégralité de ses modèles connus.

du 7 octobre au 4 décembre 2021

GALERIE PASCAL CUISINIER

13 rue de Seine 75006

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Vincent Puente

Le Club des Métiers bizarres

“Sans doute à cause du caractère présumé élitiste ou secret dont ils apprécient de s’entourer, de nombreux clubs ont dès leur apparition, jouit d’une réputation surestimée, attisant à leur égard les fantasmes de ceux qui n’en sont pas.

Parmi la multitude des clubs existant de par le monde, je me contenterai d’en citer cinq, dont l’importance n’est plus à démontrer : La Ligue des Rouquins, dont la mission hebdomadaire de chacun des membres est de recopier des pages de l’Encyclopædia Britannica ; Le Club des Milliardaires, dont les membres célibataires se réunissent une fois l’an afin de tirer au sort, à l’aide d’un grand saladier rempli de haricots blancs – dont un seul est noir -, celui qui devra se marier dans l’année sous peine de se voir retirer sa fortune ; le sinistre Club du Suicide qui ouvre les Nouvelles Mille et Une Nuits de R. L. Stevenson et dont un prince de Bohême mettra fin aux criminels agissements avec l’aide involontaire d’un jeune homme qui distribuait des tartes à la crème ; une société de recherches savantes et inutiles, dont on me pardonnera de taire le nom, et dont les membres étudient la science des solutions imaginaires ; enfin, le Club des Métiers Bizarres, fondé par G. K. Chesterton en 1937 et qui possède en outre la particularité que son tout premier sociétaire fut admis à titre posthume : Alexis Pechkov gagna en effet ce privilège en concevant avant tous l’existence de la courbe mystérieuse de la ligne droite.

                                                                                                     Vincent Puente, Paris, octobre 2021

du 25 novembre au 11 décembre 2021

Galerie ARTHEME

31 rue de Beaune 75007 Paris

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Emmanuel Pierre

Mascarades

Collages

On a pu admirer le travail d’Emmanuel Pierre dans les pages des journaux, Le Magazine Littéraire, Libération, The New Yorker, The World of Interiors, ou Le Monde d’Hermès au travers de ses dessins, mais aussi dans ses livres dessinés et ses décors (les vitrines de Noël des Galeries Lafayette pour Christian Lacroix, l’exposition Dans L’Œil du Flâneur pour Hermès, la façade de l’Hôtel du Louvre…). La galerie Martine Gossieaux présente les collages originaux d’Emmanuel Pierre des livres Abécédérotique de François Motte (2020, Éditions La Pionnière) et Venise Mascarade
d’Emmanuel Pierre (2018, Éditions RMN) ainsi que d’autres collages.

“J’ai beaucoup tâtonné, mêlant tout d’abord des fragments de journaux et de dictionnaires anciens que je recouvrais de dessin à l’encre et de tempera. Puis, donnant plus d’indépendance à des bouts d’affiches arrachées (avec parcimonie, car je suis un petit-bourgeois peureux) et des gravures de livres ou journaux du XIXe siècle, j’ai raconté mes histoires de façon que je trouvais plus intéressante et personnelle. Mais cela fait plus de quinze ans que j’ai séparé les deux techniques : collage pur et dessin à l’encre, totalement autonomes. Chacune trouve plus de force et je m’aventure dans les couleurs avec un plaisir extrême.

Je travaille à partir de gravures, lithographies, chromos, planches diverses, livres cassés, drouille selon le terme des brocanteurs, que je me procure dans les brocantes, salons de vieux-papiers et chez les marchands d’estampes. Je
travaille avec des ciseaux, de la colle de relieur et une mémoire d’éléphant pour retrouver telle tête d’oiseau ou cette main droite qui tiendra telle chose qui finira par ressembler à une tasse de thé. J’aime aussi beaucoup mélanger les matières : le mat jaune pâle d’une eau-forte du XVIe siècle à un arrogant et triomphal vernis rouge d’une carte publicitaire de 1880.


Les images du Racine et et du Larousse demeurent la base de mon matériel, plus ou moins rangées dans des enveloppes et pochettes envahissantes. L’autre intérêt de ces techniques d’avant l’Offset, c’est qu’on peut les agrandir sans perdre la finesse du trait. Souvenez-vous des bâches de l’Hôtel du Louvre. Inutile de dire que Photoshop ne me sert qu’à numériser les images terminées.» Emmanuel Pierre

du 20 mai au 30 septembre 2021

GALERIE MARTINE GOSSIEAUX

52 rue de l’Université 75007 Paris

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Le Salon

Pour cette rentrée, la galerie Olivier Waltman a décidé de nous inviter à passer au Salon ! Treize artistes de la galerie, designers, photographes, vidéastes et sculpteurs ont été invités à produire deux œuvres chacun pour les faire vivre dans un salon d’amateur. Pour l’occasion, la galerie s’est transformée en un intérieur chaleureux et propose une scénographie différente du « white cube » habituel.

A une époque où tout un chacun réinvestit son habitat avec un regard neuf et des nouveaux modes de vie et de travail à la maison, où certains en viennent à se délocaliser pour les mêmes motifs, l’intégration de l’œuvre d’art dans le cadre de vie n’est plus un tabou. Cette exposition se veut un exemple de mise en scène et une opportunité de faire dialoguer des artistes de différents pays !

Avec Tali Amitai-Tabib (photo), Philippe Calandre (photo), Fabien Chalon (vidéo), Stevens Dossou-Yovo (sculpture), Laurence Duca & Remy Peyrard (design), Stéphane Ducatteau (design), Rita Egli (sculpture), Jorge Enrique (peinture), Xavier Escribà (peinture), Jonathan Huxley (dessin), Alain le Boucher (sculpture électronique), Linda Tuloup (photo).

Du 4 septembre au 10 octobre 2021

GALERIE OLIVIER WALTMAN

74 Rue Mazarine 75006 Paris

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Aurelia Paoli

Depuis près de 150 ans, PINTON façonne des tapis exceptionnels et des tapisseries murales magistrales. Aujourd’hui la maison met son savoir faire unique au service d’artistes designers et leur offre un champ d’investigation stimulant en constant renouvellement. Aurélia Paoli a choisi la maison PINTON, entre-autre pour cette relation bien particulière dans le plus grand respect du travail de l’artiste.

Si «vivre dans le beau» est le credo personnel d’Aurélia Paoli, il est aussi la raison d’être de chacun de ses projets professionnels. Jusqu’au-boutiste passionnée et attentive aux moindres détails, la fondatrice de Beauregard Studio, réputée pour l’esthétique singulière et contemporaine de ses carreaux de ciment, embrasse désormais l’ensemble de la décoration intérieure en y déployant des trésors d’imagination…


Pour compléter sa collection, elle a décidé de réaliser sa première collaboration de tapis. “Suprématisme” est né de cette rencontre, et répond à cet univers fort et intemporel, le premier tapis de cette collaboration prometteuse.

Aurelia Paoli : “Il était une fois le fond et la forme, la grammaire de la ligne et de la couleur. Ces deux forces
m’invitent à chercher l’harmonie dans un parfait équilibre où la simplicité prend le dessus. J’aime la dualité, brute : le passé vs le futur, le baroque vs le minimalisme, la nature vs la culture. Ma démarche créative pourrait s’apparenter à une synthèse de texte, avec trois points de suspension pour éviter le point c’est tout. Rien n’est figé, tout s’adapte… par la couleur !”

PINTON Showroom

71 rue du Cherche-Midi 75006 Paris

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Laurence Sackman

 En partenariat avec Fabienne Martin, la galerie in camera lève le voile sur l’oeuvre de Laurence Sackman, photographe de mode culte des années 80. Laurence Sackman nait en 1948 à Wembley, banlieue du nord de Londres. Il débute dans la photographie à 14 ans en étant l’assistant d’un photographe de natures mortes, Sidney Pisan, qui exerce aussi la profession de dentiste. Auprès de Pisan, le jeune Sackman est initié au flash annulaire (« ring-flash ») que son mentor utilise à son cabinet médical comme dans son activité artistique. Quelques années plus tard, Sackman est l’un des premiers photographes de mode à user de ce type d’éclairage qui atténue les ombres.

L’apport de Laurence Sackman à la photographie ne saurait se résumer à de jolies lumières peaufinées en studio.
Son oeuvre, à la fois poétique et subversive, fortement teintée d’érotisme, est l’empreinte d’une sensibilité à vif. Une époque s’y reflète, où toutes les audaces sont permises.
Sa maîtrise exceptionnelle et son regard décapant éclosent à l’orée des « swinging sixties ». Londres, capitale de la culture pop, fait alors souffler un vent de liberté dans l’art, la musique, la mode. Agé de vingt ans en 1968, Sackman fait partie de cette jeunesse hédoniste, en pleine libération sexuelle, désireuse de vivre dans une société plus libérale et permissive. ll commence par photographier ses proches, sa femme Rémi, ses cousines. Les mannequins vedettes de la décennie prennent la pose devant son objectif : l’anglo-indienne Chandrika Casali muse de Guy Bourdin et de David Bailey, l’iconique Grace Jones, ou Renate Zatsch, égérie de Helmut Newton. Sans oublier Twiggy, modèle emblématique du « swinging London ». Les images de Laurence Sackman I sont souvent transgressives. Sa signature s’impose dans les magazines. Il travaille pour Esquire, Stern, Queen, le Sunday Times, Nova , le New-York Times. A Paris, le Jardin des Modes et Vogue Hommes le sollicitent.

Ami du photographe Steve Hiett qui le présente en 1970 à Claude Brouet, rédactrice en chef de Marie-Claire et à Emile Laugier son talentueux directeur artistique, Sackman ne laisse personne indifférent. Emile Laugier se souvient d’un jeune homme aux yeux brillants d’intelligence, d’une grande exigence, avec des idées de mise en scène très précises, sachant exactement ce qu’il veut. Alain Lekim, assistant de Laurence Sackman pendant quelques années, est fasciné par l’artiste au point qu’il abandonne un début de carrière très prometteur dans la photographie, pour se consacrer à lui. Le célèbre Paolo Roversi fut son assistant. Il trouve alors Sackman « difficile à vivre » mais témoigne « qu’il lui a tout appris ».

A cette époque, le nom de Sackman est sur toutes les lèvres dans le microcosme de la mode. On ne parle que de ses excentricités, et, surtout, de sa modernité, de son inventivité. Sackman réalise des campagnes publicitaires pour des marques en vue : Saint-Laurent, Audi, De Beers. Un jour, à la demande d’Yves Saint-Laurent en personne, Sackman participe à la réunion préparatoire d’une campagne au cours de laquelle s’échangent des idées. Que va -t-il proposer de son côté ? De faire les photos sur la lune….

Quand on l’interrogeait sur la postérité de son style, Helmut Newton se voyait deux héritiers : Laurence Sackman et Chris von Wagenheim. De fait, Sackman sera le photographe référent des années 80. En 1983, son dernier opus, une série de nus réalisée dans la chambre 65 de l’hôtel La Louisiane devient en quelque sorte son testament. Selon lui, la série constitue son travail le plus abouti. Souffrant de troubles psychiatriques, Laurence Sackman met fin à son activité de photographe en 1984. A ce propos, il confiera en 2017 : « Quand j’ai arrêté la photographie, j’ai eu le sentiment d’avoir fait tout ce que j’avais envie de faire. Je n’ai pas eu de regret. J’ai l’intime conviction que je me serais répété si j’avais continué. » Tel était Laurence Sackman, un corps céleste, une comète qui a traversé les années quatre-vingt.

Du 10 juin 2021 au 31 juillet 2021

IN CAMERA Galerie

21 rue Las Cases 75007 Paris

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Les origines du monde

L’invention de la nature au XIXe siècle

e dix-neuvième siècle a connu un développement sans précédent des sciences naturelles. Les grands voyages d’exploration révèlent la diversité du monde et la variété des espèces vivantes ; la géologie découvre l’inimaginable antiquité de la terre et ses transformations au cours du temps ; l’étude des fossiles révèle l’antiquité de la vie et l’existence d’espèces disparues. En 1854, les dinosaures du Crystal Palace à Londres présentent un Jurassic Park avant l’heure. La découverte de l’homme préhistorique questionne : comment le représenter ? Qui était le premier artiste ?

Dans la deuxième moitié du siècle, Darwin et ses adeptes, comme Haeckel en Allemagne, interrogent les origines de l’homme, sa place dans la Nature, ses liens avec les animaux ainsi que sa propre animalité dans un monde désormais compris comme un écosystème. Ce bouleversement dans les sciences, ainsi que les débats publics qui traversent le siècle, influencent profondément les artistes. L’iconographie du singe reflète l’embarras devant nos ancêtres simiesques et la quête fantasmatique du “chaînon manquant”.

L’esthétique symboliste de la métamorphose se peuple de monstres et d’hybrides, de centaures, minotaures, sirènes et autres chimères. Avec les Kunstformen der Natur de Haeckel, la Nature devient artiste. Le monde infiniment petit, la botanique et les profondeurs océaniques inspirent les arts et notamment les arts décoratifs. L’Art nouveau et le Symbolisme témoignent d’une fascination pour les origines de la vie, l’ontogenèse et la phylogénèse : formes unicellulaires, animaux marins ou embryonnaires s’insinuent dans des univers indéfinis, dans les secrets de la maternité.

Le musée d’Orsay consacre pour la première fois une exposition à la croisée des sciences et des arts, en partenariat avec le Muséum national d’Histoire naturelle, qui retrace les thèmes de ce questionnement et confronte les principaux jalons des découvertes scientifiques avec leur parallèle dans l’imaginaire.

du 19 mai au 18 juillet 2021

MUSEE D’ORSAY

62 Rue de Lille 75007 Paris

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Franck Evennou

La Galerie Avant-Scène fête les 30 ans de sa collaboration avec Franck Evennou, de créations nombreuses et fortes, de pièces d’exception pour des lieux prestigieux, hôtels particuliers, résidence de l’Ambassadeur à Beyrouth, porte de Chapelle au cimetière Montparnasse, sculptures lumineuses pour le Musée de la Chasse ou le Mobilier national …

Elisabeth Delacarte : “Nous aimons la puissance du travail de Franck Evennou tout autant que sa sensibilité et sa délicatesse. C’est un poète. Il revendique le droit au temps, celui de mûrir une idée et de façonner sa réalisation de bout en bout. Chaque étape est vécue comme l’écrivain écrit une strophe, patiemment relue jusqu’à s’approcher du rythme rêvé. Forgé, martelé, fondu, caressé de feuille d’or ou d’argent, son vocabulaire onirique imprègne chacune de ses pièces depuis trois décennies. Trente cernes de croissance sur le tronc d’un arbre comme autant de cycles créatifs.”

Pour l’artiste lui-même, la nature atteint un tel degré de perfection qu’elle est une source inépuisable d’inspiration : “Ses formes, compositions et textures procurent un ressenti d’enchevêtrement, de luxuriance et de vitalité propres au monde végétal. L’ondulation des branches d’un rosier poussant devant les fenêtres de mon atelier me donne l’idée d’une série de bougeoirs, la superposition de feuilles et de fleurs m’inspire des tables basses gigognes, une liane qui serpente en forêt déclenche le projet d’une console sculpturale. Des racines deviennent un guéridon, une fleur blanche de badiane une applique de bronze et d’albâtre, le parchemin gaufré du semainier apporte la rugosité patinée d’une écorce…


Il ne s’agit pas de donner à voir une représentation fidèle de la nature mais plutôt de la suggérer, tout comme la poésie n’explicite pas, mais agit pour transmettre une émotion par la matière des mots et la musicalité de leur assemblage. Le créateur confie « jouer sur les cadences, la construction, la sinuosité, les pleins et les vides, les matériaux qui sont à la sculpture ce que sont la métrique, l’allitération ou l’assonance poétiques.”

du 17 Juin au 31 Août 2021

Galerie AVANT-SCENE

4 place de l’Odéon 75006 Paris


Photos : ©Bruno Simon     

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Seven Stories About Mirrors

Front

Avec Seven Stories About Mirrors, Sofia Lagerkvist & Anna Lindgren du duo suédois Front proposent un ensemble inédit de « miroirs », conçus à partir de recherches culturelles et historiques croisées et l’emploi combiné de techniques ancestrales et d’une diversité de matières premières.

Qu’elle soit réalisée en verre soufflé selon une tradition transmise depuis le XIIIe siècle (Convex Mirror Vases) ou une technique spécifiquement mise au point par Front pour refléter une image insérée dans l’épaisseur du verre (Reflection Vase), que sa forme évoque le moment où l’homme vit sa propre image pour la première fois (Water Reflection Side Table), rappelle l’ingéniosité humaine pour mettre au point les premiers miroirs plats en verre (Cut Mirror Vase) ou mette en valeur le savoir-faire d’une fonderie active depuis 680 ans (Bronze Mirrors), que sa matière soit celle des premiers miroirs artificiels en pierre créés il y a de plus de 8000 ans (Obsidian Mirror) ou se retrouve magnifiée par une légendaire verrerie de Murano (The Secret Mirror), chaque pièce de l’exposition résulte d’une fine analyse typologique et historique de l’objet-miroir et permet de révéler comment la valeur, l’importance, la signification culturelle et les aspects techniques d’un objet spécifique évoluent à travers les âges.

En s’intéressant en profondeur à cet objet-miroir à la fois quotidien et extraordinaire, magique dans les mains d’Alice au Pays des Merveilles ou hautement symbolique dans la peinture de la Renaissance, Front poursuit son entreprise de réenchantement des objets qui nous entourent, amorcée avec « The Magic Collection » présentée en 2007 par la Galerie kreo. Dans cette nouvelle exposition, certaines pièces en miroir deviennent des vases ou des tables basses, étendant ainsi leur pouvoir réflectif.

Fruit des recherches personnelles et approfondies de Front sur l’histoire multiple des miroirs, Seven Stories About Mirrors offre un parcours de l’histoire de l’humanité par le prisme du miroir et révèle comment un objet singulier peut se déployer selon de multiples récits : de l’espionnage industriel dans la Venise du XVIe siècle aux miroirs métalliques chinois, des premières prouesses artisanales aux réalisations technologiques actuelles, de la métamorphose de la matière comme du rapport de chacun d’entre nous à son image.

« Depuis les tout premiers miroirs fabriqués en pierre polie il y a plus de 8000 ans, l’histoire des miroirs est tissée de magie et de poésie, de luxe et de vanité, de mythes et de croyance, d’espionnage industriel et de psychologie moderne, de culture et de conscience de soi. “Seven Stories About Mirrors” présente notre enquête sur l’histoire des miroirs pour comprendre comment cet objet change de fonction, d’aspect, de valeur et de statut au cours des siècles. Chaque histoire s’inspire d’un savoir-faire unique et d’une étape clé du développement des miroirs. »

du 20 mai au 24 juillet 2021

GALERIE KREO

31 rue Dauphine 75006 Paris