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Les Choses

Une Histoire de la Nature Morte

Conçue par Laurence Bertrand Dorléac, historienne de l’art, « Les Choses » est une exposition d’auteur proposant une vision nouvelle d’un genre longtemps considéré comme mineur et dont l’intitulé en français n’est pas sans poser question : la nature morte.

La représentation des choses, dont on retrouve des témoignages dès la préhistoire, permet une formidable plongée dans l’histoire. Les artistes ont, en effet, été les premiers à prendre les choses au sérieux. Ils ont reconnu leur présence, les ont rendues vivantes et intéressantes en exaltant leur forme, leur signification, leur pouvoir, leur charme. Ils ont saisi leur faculté à nous faire imaginer, croire, douter, rêver, agir.

L’exposition revisite le genre de la nature morte, dans la perspective de cet éternel dialogue entre les artistes du passé et ceux du présent. À la faveur de l’attachement que nous leur portons, c’est aussi notre relation avec les biens matériels qui est racontée. Des haches préhistoriques au ready-made de Duchamp en passant par Chardin et Manet, toute l’histoire de l’art est revisitée.

du 12 octobre 2022 au 23 janvier 2023

MUSEE du LOUVRE

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Kimono

Vêtement emblématique et caractéristique de l’identité du Japon, le kimono est aujourd’hui une pièce incontournable de la mode. Des écoles de samouraïs aux podiums, des acteurs de kabuki aux stars de la pop internationale, pleins phares sur une tenue qui transcende les catégories et les frontières.

Apparu il y a plus de mille ans, le kimono – littéralement « ce qui se porte » – incarne aux yeux des Japonais la culture et la sensibilité nationales. C’est au début de l’ère Edo (1603-1868) qu’il devient l’habit traditionnel par excellence, porté par l’ensemble des Japonais, indépendamment de leur statut social ou de leur genre. Un âge d’or qui voit l’extraordinaire développement de sa production et la naissance d’une culture de la mode grâce à l’engouement du monde du spectacle. Célébrités et élégants de l’époque – acteurs de kabuki en tête – devenant alors les premières icônes de mode japonaises.

S’il atteint timidement les côtes européennes à la fin du 17e siècle, c’est dans les années 1850, avec l’ouverture du Japon au commerce extérieur, que le kimono s’exporte vers un Occident alors fasciné par son caractère exotique. L’enthousiasme soulevé par sa forme ou ses tissus transforme profondément et radicalement la mode du continent quelques décennies plus tard. Dépassant par la suite son statut de symbole, désavouant son caractère traditionnel et intemporel, il ne perdra rien de sa superbe entre les ciseaux des plus grands stylistes du monde entier (comme chez John Galliano ou Alexander McQueen) ou dans les rues de l’archipel, revisité de façon innovante et parfois subversive par de jeunes Japonais.

L’exposition conçue par le Victoria and Albert Museum de Londres revient sur cette histoire, celle d’une tenue emblématique, intimement liée à celle du Japon. Le kimono sous toutes ses coutures, ou le portrait d’un vêtement résolument moderne, à travers les siècles et les continents.

du 22 novembre 2022 au 28 mai 2023

MUSEE du QUAI BRANLY – JACQUES CHIRAC

37 quai Branly 75007 Paris

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Splendeurs des oasis d’Ouzbékistan

Le musée du Louvre vous entraîne au cœur de l’Asie centrale, où résonnent encore aujourd’hui les noms de Samarcande et de Boukhara, en dévoilant les splendeurs des oasis d’Ouzbékistan. À travers la sélection de près de 180 chefs-d’œuvre, le musée remonte ainsi la route de la soie, longeant les voies caravanières de l’Extrême-Orient à la Méditerranée pour restituer plus de 16 siècles d’Histoire marchande.

En s’appuyant notamment sur une authentique version du fabuleux Livre des Merveilles de Marco Polo, le musée ressuscite le temps des royaumes du milieu, rétablissant la magie d’un territoire convoité aussi bien par Alexandre le Grand que par Gengis Kahn et les khalifes de Bagdad.

Une large sélection de ces chefs-d’oeuvre jamais sortis du pays et spécialement restaurés sont présentés dans cette exposition, comme les peintures murales monumentales du palais des ambassadeurs de Samarcande et de sa région, des pages d’un des plus anciens corans monumentaux des débuts de l’Islam provenant de Katta Langar, en Sogdiane, et d’autres trésors en or provenant de Bactriane (Dalverzintépé), en argent, en soie, en céramique. C’est aussi l’occasion d’admirer quelques chefs-d’oeuvre de la fameuse peinture miniature de l’école de Boukhara du 16e siècle.

Ainsi, grâce également aux prêts exceptionnels de grands musées européens, l’exposition réunit près de 130 oeuvres et nous invite à un voyage dans l’espace et dans le temps.

du 23 novembre 2022 au 6 mars 2023

MUSEE du LOUVRE

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Blanc

En cette fin d’année, Gladys, Olivier et Adrien Chenel ont invité quelques uns de leurs amis artistes à exposer aux cotés des oeuvres antiques de la galerie. Habitués à faire cohabiter et dialoguer ainsi antiquité et art contemporain lors d’expositions personnelles qui font l’évènement, c’est autour d’un thème, le Blanc, qu’ils ont cette fois réuni Damien Deroubaix, Djaba Diassamidze, Alexandre Dufaye, Laurence Ellis, Pierre Paris, Léa Ginac, François Halard, Inès Mélia, Myriam Mihindou, Pierre Augustin Rose, Purienne, Yana Rotner, Karen Swami et James Webster. 

Jusqu’au 23 Décembre 2022

Galerie Chenel

3 quai Voltaire 75006 Paris

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Delacroix et la couleur

Eugène Delacroix se définissait lui-même comme un coloriste : le travail des couleurs, leurs infinies nuances, leurs significations n’avaient aucun secret pour cet artiste. Les pigments lui permettaient de donner vie à son travail, et représentaient différentes périodes de sa carrière. Des rouges brûlants aux bleus profond en passant par les verts, les jaunes, les ocres et les roses doux : la palette d’Eugène Delacroix contient toutes les plus belles couleurs, pour représenter un monde riche, vibrant, joyeux.

De son voyage au Maroc de 1832 il rapporte des objets aux couleurs chatoyantes mais aussi des sources d’inspiration pour toute une carrière. L’Orient est synonyme pour lui de couleurs chatoyantes, de palettes chaudes et de tableaux chargés, remplis de milliers de couleurs, de textures, de détails.

Au cœur de l’atelier de Delacroix, la palette du peintre est mise à l’honneur à travers une sélection d’œuvres réunies pour un hommage à la couleur et à ses mille nuances. Les toiles vibrent grâce à des teintes juxtaposées, en camaïeux ou posées par petites touches vives… Les œuvres du peintre font ainsi rayonner le dernier lieu de création du peintre d’un tourbillon de couleurs.

Mais, grand coloriste, Delacroix maîtrisait également le noir et blanc. Il a pratiqué la gravure comme mode de création et de diffusion de son œuvre à une époque où les peintres étaient rarement graveurs. Dans ses lithographies, noir et blanc se mêlent à travers un ensemble de traits nerveux, de hachures et de points donnant vie aux œuvres.

du 13 juillet au 31 décembre 2022

Musée Eugène Delacroix

6 rue de Furstemberg 75006 Paris

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Le Chic !

Arts Décoratifs et Mobilier Français de 1930 à 1960

De 1930 à la fin des années 1950, la majeure partie des décorateurs qui feront l’histoire de ces trois décennies du XXe siècle sont appelés à collaborer avec le Mobilier national : André Arbus, Jules Leleu, Jean Pascaud, Etienne-Henri Martin, Marc du Plantier, Gilbert Poillerat ou Raphael Raffel. La figure du décorateur joue alors un rôle capital. Véritable ensemblier, il conçoit la décoration comme un tout harmonieux et orchestre les métiers d’arts au service d’un projet global.

L’art du raffinement s’appuie alors tant sur la préciosité des matériaux (parchemin, bronze doré, cristal, laque …) que sur la recherche de la ligne, jusqu’à l’épure du design. D’une qualité et d’une diversité remarquables, la collection du Mobilier national est la première en France pour cette époque. Témoin de l’Art déco et des recherches dans le domaine des arts décoratifs pendant les années 1940-1950, cet ensemble comprend aussi bien des meubles d’apparat, héritiers d’une longue tradition de luxe, que des pièces fonctionnalistes qui marquent la transition vers le design contemporain. Près de 200 oeuvres qui font revivre l’essence du « Chic » à la française, en révélant des collections inédites, icônes de la modernité.

Une exposition qui est également l’occasion de mettre en valeur les savoir-faire d’une cinquantaine d’artisans et maîtres d’art qui ont contribué à la restauration des pièces exposées, révélant ainsi ces ensembles sous un jour nouveau. L’art des gainiers, des liciers, des tapissiers, des passementiers, des menuisiers en siège ou encore des ébénistes seront ainsi illustrés à travers la restauration de meubles remarquables des collections.

A travers la scénographie pensée par Vincent Darré, l’exposition permet aux visiteurs de suivre le développement des arts décoratifs sur une période très foisonnante : l’entrée de l’art déco dans les palais de la République. Vers 1935, le Mobilier national va acquérir des meubles d’un nouveau chic avec des formes simplifiées, plus géométriques, des lignes plus strictes et des décors encore plus sobres mettant à l’honneur des essences de bois aussi bien locales que tropicales.

Les commandes de l’État sont également l’occasion pour les décorateurs de concevoir des meubles luxueux qui emploient des matériaux nobles comme la laque, le galuchat ou le parchemin. Les bronzes dorés servant d’ornements reprennent une place prépondérante dans la conception des décors.

Les lieux emblématiques vont bénéficier de grands projets décoratifs, mettant à l’honneur les savoir-faire français, propice au rayonnement de la modernité du pays. En 1937, la septième et dernière grande exposition parisienne réunissant quarante-quatre nations est l’opportunité́ pour la France de vanter l’excellence des beaux-arts français mais également de soutenir son industrie du luxe par la promotion, entre autres, de la haute-couture, de la joaillerie et de l’art des décorateurs qui occupent une place prédominante. Présents dans plusieurs pavillons, les décorateurs travaillent de concert afin d’illustrer tant leur propre style que les considérations esthétiques de leur temps.  

Au sortir de la guerre, plusieurs artistes décorateurs sont appelés à travailler sur des chantiers majeurs. Dans un premier temps, c’est l’hôtel Kinsky, rue Saint-Dominique, qui est aménagé pour recevoir la Direction générale des Arts et des Lettres, équivalent à notre époque du Ministère de la Culture.  Le château de Rambouillet va également faire le sujet d’un grand chantier de restauration. André Arbus va notamment orchestrer la décoration comme un tout cohérent où chaque objet se répond et se complète dans une parfaite harmonie.  

En 1947, l’arrivée de Vincent Auriol, amateur d’art et de décoration contemporaine, à la présidence de la république, signe une nouvelle page de l’histoire esthétique de l’Elysée. Après la domination des ensembliers décorateurs dans les années 40, les années 50 voient l’essor d’œuvres résolument autonomes et réutilisables quels que soient les lieux ou les circonstances. Pendant quelques années encore des réalisations plus traditionnelles et luxueuses vont côtoyer la montée en puissance d’achats de mobilier privilégiant une plus grande simplicité de ligne et de matériaux. Si les ensembles ne sont pas totalement abandonnés, ils s’adaptent aux changements des modes de vie.

du 12 octobre 2022 au 29 janvier 2023  

MOBILIER NATIONAL

1 rue Berbier du Mets 75013 Paris

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Fabrice Hyber

La Vallée

“J’ai toujours considéré que mes peintures étaient comme des tableaux de classe, ceux sur lesquels nous avons appris à décortiquer nos savoirs par l’intermédiaire d’enseignants ou de chercheurs. On y propose d’autres mondes, des projets possibles ou impossibles. Dans cette exposition, j’ai choisi d’installer des œuvres à la place de tableaux d’une possible école.”

Artiste, semeur, entrepreneur, poète, Fabrice Hyber est l’auteur d’œuvres prolifiques précisément répertoriées. Faisant fi des catégories, il incorpore dans le champ de l’art tous les domaines de la vie, des mathématiques aux neurosciences, en passant par le commerce, l’histoire, l’astrophysique, mais aussi l’amour, le corps et les mutations du vivant.

Les multiples dimensions de l’art de Fabrice Hyber trouvent leur origine dans la forêt qu’il fait pousser depuis les années 1990 au cœur du bocage vendéen, autour de l’ancienne ferme de ses parents, éleveurs de moutons. Les quelque 300 000 graines d’arbres, de plusieurs centaines d’essences différentes, semées selon une technique patiemment mise au point, ont transformé progressivement les terres agricoles en une forêt de plusieurs dizaines d’hectares. Le paysage est devenu œuvre.

Lieu d’apprentissage, d’expérimentation, de refuge, la Vallée est devenue la matrice et la source d’inspiration de l’ensemble de l’œuvre de l’artiste, qui compare volontiers sa pratique avec la croissance organique du vivant : « au fond je fais la même chose avec les œuvres, je sème les arbres comme je sème les signes et les images. Elles sont là, je sème des graines de pensée qui sont visibles, elles font leur chemin et elles poussent. Je n’en suis plus maître. »

Du 8 décembre 2022 au 30 avril 2023

Fondation Cartier

261 Boulevard Raspail 75014 Paris

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Sacha Floch Poliakoff

These are a few of my favorite things

Influencée par la Renaissance aussi bien que par le Pop Art, Sacha Poliakoff conçoit chacun de ses projets, peinture, aquarelle, décor ou illustration en utilisant toujours une iconographie très personnelle, marquée par un héritage familial fabuleux et original, à la fois russe et anglais, mais aussi par des personnages singuliers, historiques ou familiers.

Elle convoque donc ses souvenirs, mais aussi tous les objets qu’elle affectionne, collectionne, accumule, tels des talismans, depuis des années et qui forment un univers foisonnant de mille inspirations pour son œuvre.

Présent ou passé, elle navigue donc entre les époques, les styles, même si le sien est tout à fait remarquable, comme la manière dont elle utilise la couleur ou les divers supports. Son trait notamment, forme un véritable lien entre ses nombreux projets.

Dans cette nouvelle exposition, « These are a few of my favorite things », elle présente une vingtaine d’oeuvres inédites, dont des séries de dessins à l‘encre et à l’aquarelle, de peintures et de collages en noir et blanc, dans lesquels on retrouve à nouveau les sujets qui lui sont chers.

du 5 au 28 janvier 2023

CLAVÉ FINE ART

10 bis rue Roger 75014 Paris

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Baalbek

Le Grand voyage au Liban

Admiré par Lamartine, Châteaubriand et Flaubert, Baalbek, site emblématique de la plaine de la Bekaa au Liban, attire au XIXe siècle deux jeunes architectes alors pensionnaires de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis : Achille Joyau en 1865 et Gaston Redon en 1887. C’est dans le cadre de leurs « Envois », exercices scolaires imposés aux lauréats du Prix de Rome, qu’ils ont pour mission d’étudier un monument antique et d’en proposer une restitution, c’est-à-dire une restauration.

Joyau et Redon décident de s’aventurer hors de Rome et d’aller découvrir ce lieu mythique du Liban. Avant d’y parvenir, ils effectuent chacun de longs voyages en caravane ou à cheval, sillonnant des routes difficiles et séjournant selon leur trajet à Alexandrie, Le Caire, Memphis, Jérusalem, Damas ou encore Smyrne.

Célébré pour son gigantisme, Baalbek séduit par l’originalité de son architecture gréco-romaine enrichie d’éléments sémitiques et orientaux. Les séjours de Joyau et de Redon, qui varient entre cinq et dix mois, leur permettent de dresser un état précis des monuments antiques à travers de superbes relevés aquarellés. Leurs dessins rendent compte avec une fidélité scrupuleuse de la beauté de ces ruines entourées de hautes murailles, mais aussi de l’environnement aride qui les entoure avec à l’arrière-plan les hautes montagnes de l’Anti-Liban.

Leurs démarches proches de celle d’un archéologue restituent avec soin les nombreux édifices qui composaient le sanctuaire mais aussi leurs différents éléments architecturaux dont l’appareillage des murs, les entablements et les chapiteaux des colonnes. À cette description s’ajoute la sensibilité des artistes face aux matériaux utilisés, la végétation qui envahit de manière désordonnée les ruines, le ciel bleu éclatant.

Les qualités graphiques de ces œuvres révèlent les talents d’aquarellistes de ces jeunes architectes et sont des témoignages uniques du site de Baalbek, qui ne connaît ses premières fouilles archéologiques qu’en 1898.

Du 19 octobre 2022 au 15 janvier 2023

BEAUX-ARTS de Paris

Cabinet des dessins

14 rue Bonaparte, 75006 Paris

Du mercredi au dimanche 13h-19h

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Les Années 80 d’Avant-Scène

En écho à l’exposition des années 80 au musée des Arts décoratifs, Avant-Sène présente une rétrospective d’œuvres d’artistes défendus par la galerie dans les mêmes années. Car c’est dans les années 80 qu’Elisabeth Delacarte, sa créatrice, décida d’exposer des artistes qui n’avaient pas encore leur place dans un air du temps monopolisé par l’épure et la production industrielle parfaite.

« Il s’est passé une sorte de rébellion, comme le Bauhaus le fut au début du XXe siècle, en réaction au style alambiqué des années 1920. Nous étions dans un mouvement de créativité très forte, marqué par un retour à des matières simples et brutes, mais très nobles, comme le fer forgé, la céramique, le bronze, la marqueterie de paille, le verre soufflé. La moindre création était une ode à la nature, à la poésie, à une forme d’imperfection qui n’avait plus la rigueur lisse de l’usinage. On retrouvait une forme d’humanité, des fêlures bourrées de charme, des histoires, de la fantaisie, bref de la vie. »

Dans les années 1980, elle découvre le travail de la peintre et sculptrice Mino à travers ses grandes réalisations murales peintes au Ministère de la Culture, au Centre National des Lettres rue de Verneuil et elle présentera dès l’ouverture de la galerie ses bâches peintes, paravents, puis ses tableaux et ses sculptures.  La galerie présente alors aussi bien les excentricités formelles du groupe italien Memphis mené par Ettore Sottsass que des créations de jeunes architectes-designers français comme Thierry Peltrault, Jean-Marie Cornu et Véronique Malcourant ou des éditions ou rééditions d’Andrée Putman pour Ecart International.

Puis Elisabeth Descartes montre les productions théâtrales, affranchies de tout diktat, d’Elisabeth Garouste et Mattia Bonetti  Enfin, des objets avec une âme ! Les Garouste et Bonetti réactualisent des savoir-faire en réinventant l’osier, la terre cuite et en osant marier le bronze et la peau de bête.

Elle montre le même enthousiasme pour la production iconoclaste de Marco de Gueltzl, ainsi que pour celle du Creative Salvage Group, entré en réaction contre l’Angleterre conservatrice des années Thatcher. Ainsi, Mark Brazier-Jones fait sa première exposition chez Avant-Scène en 1990. Le décor digne de 20 000 lieux sous la mer que l’Anglais déploie dans toute la galerie pour mettre en scène ses étonnants objets qui semblent dévorés par l’érosion font l’événement, comme le feront a chaise faite de poêles et louches du génial ferrailleur Tom Dixon et les sièges, pendules et bougeoirs du français André Dubreuil.

Aujourd’hui, dans sa galerie, Elisabeth Delacarte laisse toujours courir sa passion pour le bel ouvrage et le manufacturé, les pièces uniques ou de petites séries en nombre limité et témoigne de l’évolution du mobilier d’art depuis les années 80.

du 12 octobre 2022 au 16 mars 2023

Galerie AVANT-SCENE

4 place de l’Odéon 75006 Paris

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Fantasmagories

Les oeuvres de l’exposition Fantasmagories sont reliées par un fil invisible : une vision artistique du métier de designer. Certes la fonction est présente : ce sont des miroirs, luminaires, guéridons, consoles, appliques, assises. Mais le propos va au-delà . Mattia Bonetti, Eric Schmitt et Eric Jourdan ont, chacun avec leur propre sensibilité́ , exprimé l’inconscient qui les irrigue. Baroques, primitifs, ou troublants, leurs univers intérieurs apportent, dans une époque tourmentée, un supplément d’âme et de poésie.

L’envie d’un retour aux sources est palpable, proche d’une certaine nostalgie, comme s’il s’agissait
d’exprimer la quintessence du « style barbare ». Quatre décennies après sa flamboyante naissance, ce style est devenu intemporel, comme en témoignent les pièces actuellement exposées au Musée des Arts Décoratifs. Ce qui peut arriver de mieux à l’avant-garde, c’est de devenir un classique !

du 7 octobre au 3 décembre 2022

Galerie EN ATTENDANT LES BARBARES

rue de Grenelle 75007 Paris

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Sophia Vari

Libre

Pour cette quatrième exposition à la galerie MiniMasterpiece, Sophia Vari a choisi de révéler un ensemble totalement inédit de 15 bijoux-sculptures réalisés entre 2020 et 2022 dans l’intimité de son atelier.
S’autorisant pour la première fois l’utilisation de matériaux naturels – le cuir et le liège – Sophia Vari a oeuvré en totale liberté, sans contrainte de volume ni de poids. Le résultat est époustouflant de force, de créativité et d’audace.

Inspirée par les sculptures ethniques et libérée des contraintes de production plus complexes (moule, fonte, taille …) qui nécessitent de nombreuses interventions intermédiaires, l’artiste a pu développer à l’envi son imaginaire. Depuis ses premiers essais en 2020 sur des bouchons de liège de bouteilles de vin rouge, la composition des bijoux s’est complexifiée au prix d’une expérimentation journalière physique exigeante. Au final, un ensemble de collier, de pendentifs, de bracelet, de bagues et de boucles d’oreilles de taille XXL et à la sophistication débridée.

Née à Athènes de père grec et de mère hongroise en 1940, Sophia Vari est peintre et sculpteur. Elle vit et travaille à Monaco, en Italie et en Grèce. Elle est mariée à l’artiste colombien Fernando Botero. Depuis le milieu des années soixante-dix, ses oeuvres monumentales et polychromes sont exposées dans le monde entier au travers d’expositions personnelles et collectives, de commandes publiques et de participation aux grandes foires internationales.

Sophia Vari est également reconnue pour ses créations de bijoux. Ses sculptures-à-porter mêlent avec grâce lignes géométriques et rondeurs sensuelles, et abordent depuis plus de vingt ans une grande variété de matériaux nobles et surprenants.

du 3 février au 25 mars 2023

GALERIE MINIMASTERPIECE

16 rue des Saints Pères 75007 Paris