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Anne-Sophie Duval : 50 ans de Modernité

Passionnée et érudite, Anne-Sophie Duval a été l’une des premières à redécouvrir les grands noms de l’Art Déco : Pierre Chareau, Jean-Michel Frank, Jean Dunand, Armand-Albert Rateau, Eileen Gray, Paul Dupré-Lafon, ou encore André Groult… C’est grâce à la profonde originalité de son regard et de sa sélection, à la fois exigeante et moderne, que la galerie a acquis une renommée internationale. Depuis 2008, sa fille, Julien Blum continue à mettre en avant l’incroyable créativité de cette période. Soucieuse de
perpétuer l’esprit du lieu, elle poursuit cette double ambition de redécouverte des œuvres majeures des maîtres de l’Art Déco et de mise en valeur du travail de nombreux artistes, hommes et femmes, qui ont contribué au renouveau des formes modernes.

Pour marquer cet anniversaire, la galerie organise une première exposition rétrospective proposant une sélection d’objets retraçant l’activité de la galerie de ses débuts jusqu’à nos jours, avec des meubles de prestige, des céramiques et des pièces rares, dans un décor inspiré de celui conçu par Karl Lagerfeld en 1972 pour le stand de la première Biennale des Antiquaires.

Un ensemble exceptionnel de panneaux en laque inédits signés Armand-Albert Rateau reproduisant le décor de la salle de bain de la Duchesse d’Albe sont le point d’orgue de cet événement rappelant ainsi la rétrospective Rateau en 1992. Exposés en 1925 à la galerie Seligmann, ces panneaux décorés à l’or, provenant de la famille Rateau étaient restés dans une collection privée, c’est l’occasion de les dévoiler aujourd’hui. Aux côtés du génial créateur, amie de Jeanne Lanvin, on retrouve d’autres décorateurs célèbres des années 30 comme Jean-Michel Frank (fauteuil Cole Porter, paravent, tables basses…), Pierre Chareau (table de chevet, paravent) ou encore Jean Dunand (meuble du collectionneur).

Un hommage est également rendu aux artistes que la galerie a redécouvert à contre-courant de la mode. L’artiste nancéen Etienne Cournault, avant-gardiste innovant dont la galerie prêta quelques œuvres pour l’exposition “Modern Maharajah“ en 2019 au Musée des Arts Décoratifs. Des céramiques de différentes époques viennent rappeler une des spécialités défendue par la galerie depuis sa fondation.

Dans le cadre de cette célébration, la Galerie présente pour la première fois un ensemble exceptionnel de céramiques de l’artiste bulgare Vassil Ivanoff comprenant plus d’une centaine de vases, sculptures, coupes ou encore plaques datées des années 1950-1960 et accompagné de quelques peintures sur toile de l’artiste. La galerie présentera à l’occasion un large corpus des œuvres de Vassil Ivanoff dont la dernière exposition monographique lui ayant été consacrée remonte à 1992 au Musée National de Céramique à Sèvres. Cette exposition sera accompagnée d’un catalogue illustré avec les textes d’Antoinette Faÿ Hallé, Jean-Jacques Wattel, Renaud Régnier.

GALERIE ANNE-SOPHIE DUVAL

5 quai Malaquais 75006 Paris

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Sally Gabori

Voici ma Terre, ma Mer, celle que je suis

Sally Gabori

Considérée comme l’une des plus grandes artistes contemporaines australiennes de ces deux dernières décennies, Sally Gabori commence à peindre en 2005, vers l’âge de 80 ans, et atteint rapidement une renommée artistique nationale et internationale. En quelques années d’une rare intensité créatrice, jusqu’à sa disparition en 2015, elle élabore une œuvre unique aux couleurs vibrantes sans attache apparente avec d’autres courants esthétiques, notamment au sein de la peinture aborigène contemporaine.

Mirdidingkingathi Juwarnda Sally Gabori est née vers 1924 sur l’île Bentinck, dans le golfe de Carpentarie, dans le nord de l’Australie. Elle appartient au peuple kaiadilt et parle la langue kayardilt. Son nom, Mirdidingkingathi Juwarnda, est issu de la tradition kaiadilt qui veut que chacun soit nommé en fonction de son lieu de naissance et de son ancêtre totémique. Ainsi, Mirdidingkingathi indique que Sally Gabori est née à Mirdidingki, une petite crique située au sud de l’île Bentinck, et que son « totem de conception » est juwarnda, le dauphin.

Largement isolés, avec une population atteignant 125 habitants en 1944, les Kaiadilt sont le dernier peuple côtier de l’Australie aborigène à être entré durablement en contact avec les colons européens. Sally Gabori et sa famille ont longtemps mené une vie traditionnelle, reposant presque entièrement sur les ressources naturelles de leur île. Comme la plupart des femmes, Sally Gabori était chargée de la pêche, de l’entretien des pièges à poissons en pierre qui jalonnent les rivages de l’île et du tressage de paniers en fibres naturelles.

À partir du début des années 1940, des missionnaires presbytériens installés depuis 1914 sur l’île Mornington, au nord de l’île Bentinck, tentent de convaincre les Kaiadilt de rejoindre leur mission, en vain. Mais en 1948, à la suite d’un cyclone et d’un raz-de-marée qui inondent une grande partie de leurs terres et contaminent les réserves d’eau douce, les 63 derniers résidents kaiadilt, dont Sally Gabori et l’ensemble de sa famille, sont évacués vers la mission presbytérienne de l’île Mornington. Leur exil, qu’ils pensaient de courte durée, s’étendra finalement sur plusieurs décennies. À leur arrivée à Mornington, les Kaiadilt sont logés dans des campements, sur la plage, et les enfants séparés de leurs parents et installés dans des dortoirs de la mission, avec interdiction de parler leur langue maternelle, rompant ainsi tous liens avec leur culture et leurs traditions.

Dans les années 90, après des années de lutte pour la reconnaissance des droits territoriaux aborigènes, la législation australienne reconnaît les droits des Kaiadilt sur leur terre et un petit ensemble d’habitations, ou outstation, est installé sur l’île Bentinck, à Nyinyilki, pour permettre aux Kaiadilt qui le souhaitent – dont Sally Gabori – de revoir leur île natale et d’y séjourner temporairement.

Sally Gabori commence à peindre en 2005, à plus de 80 ans. Ses œuvres, en apparence abstraites, sont autant des références topographiques que des récits ayant une signification profonde pour elle, sa famille et son peuple. Elles célèbrent à la fois différents lieux de son île natale, que Sally Gabori n’a pas revue depuis près de quarante ans, et les personnes de sa famille qui y sont liées par leurs noms. Les lieux qu’elle peint sont aussi associés aux luttes politiques pour la reconnaissance des droits des Kaiadilt sur leurs terres.

Non héritées d’une tradition iconographique kaiadilt, les peintures de Sally Gabori sont avant tout le témoignage d’un imaginaire à l’horizon illimité, d’une impressionnante liberté formelle, nourrie par les variations infinies de lumière sur le paysage que suscite le climat violemment contrasté du golfe de Carpentarie. Combinaison de couleurs, jeu de formes, superposition de surfaces, variation de formats : pendant les neuf années de son activité artistique, Sally Gabori peint près de 2 000 toiles explorant comme en accéléré les multiples ressources de l’expression picturale.

Après sa disparition en 2015, la Queensland Art Gallery | Gallery of Modern Art à Brisbane puis la National Gallery of Victoria à Melbourne lui consacrent une rétrospective majeure en 2016 et en 2017. Ses œuvres sont aujourd’hui présentes dans les plus importantes collections publiques australiennes.

du 3 juillet au 6 novembre 2022

FONDATION CARTIER pour L’Art Contemporain

261 boulevard Raspail 75014 Paris

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Pierres gravées

Camées, intailles et bagues

Collection Guy Ladrière

L’École des Arts Joailliers présente une exposition racontant l’histoire de l’art des pierres gravées de l’Antiquité au XIXe siècle. Issus d’une exceptionnelle collection privée, intailles grecques et néoclassiques, camées antiques et médiévaux, petites sculptures d’époque impériale, bagues signets mérovingiennes, anneaux épiscopaux sont réunis pour évoquer toutes les facettes de l’art millénaire de la glyptique.

Pierres gravées en relief ou en creux, camées et intailles incarnent l’évolution de la gravure en miniature. Elles offrent une étonnante traversée de l’histoire humaine et minéralogique : du sceau de l’empereur romain aux amulettes des guerriers antiques, de la prière gravée au doigt du croyant du Moyen Âge à la bague de mariage, elles sont à la fois publiques et intimes, objets de parure et de collection. Changeant souvent de montures, copiées à de multiples exemplaires pour les plus célèbres d’entre elles, les pierres gravées sont particulièrement difficiles à dater ou à identifier. Elles n’en ont pas moins fasciné les hommes à toutes les époques. Les Romains épris d’art grec, l’homme de la Renaissance s’attachant à faire revivre l’Antique, les voyageurs du Grand Tour et les amateurs néoclassiques du XIXe siècle, tous ont recherché et collectionné avec passion ces pierres de mémoire.

À travers l’étude de la remarquable collection particulière de Guy Ladrière, exposée pour la première fois au public, c’est une véritable initiation à l’histoire de la glyptique qui est proposée à L’École des Arts Joailliers. Deux cents pièces sont exposées, de l’Antiquité grecque au XIXe siècle, permettant de présenter un panorama continu de techniques et de styles.

Guy Ladrière, grand marchand spécialiste des arts premiers et de l’art médiéval, est aussi un collectionneur passionné. Depuis des décades, il rassemble patiemment les camées, intailles et bagues avec un goût très personnel. Sa collection choisie ne se veut pas encyclopédique : c’est la beauté de chaque pièce qui le guide, aux hasards des découvertes. Sa grande diversité reflète la curiosité du collectionneur.

L’exposition est organisée autour de thèmes, principalement chronologiques et parfois iconographiques (l’Égypte grecque et romaine, les portraits impériaux, les gemmes au Moyen Age, la Renaissance, les têtes de Méduses, deux mille ans de bagues…). Elle est encadrée par deux excursus : l’un sur les pierres et la technique où sont présentées pierres brutes et gravées, l’autre traitant de l’histoire du goût pour ces pierres et leur étude, à travers des livres illustrés des XVIIe et XVIIIe siècles. Ces deux composantes, le matériau et la référence permanente à l’Antiquité, sont centrales pour comprendre la glyptique.

Art aujourd’hui un peu oublié, le plus souvent anonyme, la glyptique a créé des chefs d’œuvre, et se déploie sur les gemmes les plus variées, de toutes couleurs, cornalines ou héliotropes, rubis ou améthystes. C’est donc la grande histoire doublée d’une histoire de l’art et des techniques que permet de faire revivre cette collection, qui comprend, parmi les plus belles pièces, le rubis gravé à l’effigie de l’empereur Auguste ou la bague au camée du roi Charles V.

Au croisement de l’histoire de l’art, de la gemmologie et de l’histoire des techniques, le sujet de cette exposition entre en résonance avec la mission de L’École des Arts Joailliers depuis sa création en 2012, grâce au soutien de Van Cleef & Arpels. Par les cours proposés comme les conférences et les ateliers, les expositions, les publications, ou encore la recherche, elle offre a tous les publics la possibilité de découvrir ces trois disciplines relatives à l’art du bijou.

du 12 mai au 1er octobre 2022


L’ÉCOLE DES ARTS JOAILLIERS
31 rue Danielle Casanova 75001 Paris
01 70 70 38 40



Du mardi au samedi, de 12h à 19h – Nocturne le jeudi jusqu’à 20h

Visites thématiques avec des professeurs de L’École des Arts
Joailliers historiens de l’art ou gemmologues :

– Mardis, vendredis et samedis de 14h à 15h
– Jeudis, de 14h à 15h et de 19h à 20h
Visites guidées pour les enfants les mercredis, de 15h à 16h
Entrée et visites gratuites, sur réservation
Réservez votre créneau sur www.lecolevancleefarpels.com
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Anna Karlin, Bec Brittain, Rosie Li

Triode met à l’honneur trois créatrices américaines à travers une sélection de pièces exceptionnelles et monumentales incluant Anna Karlin, Bec Brittain et Rosie Li.

A cette occasion, une pièce exclusive de l’artiste-designer Rosie Li sera présentée. Réalisé pour l’événement, le lustre Fluted Ginkgo Blossom s’inspire de la plante qui porte son nom et des motifs décoratifs de l’Art nouveau.

A l’honneur également Face Light et Form Light : deux œuvres poétiques et décalées signées Anna Karlin. A la fois sculptures et sources de lumière, ces pièces uniques s’étireront du sol au plafond. Enfin, cette nouvelle exposition accueille également le travail de la designer Bec Brittain qui explore et expérimente de nouvelles techniques et matériaux précieux, repoussant les limites du design des luminaires “American-made”.

A partir du 20 juin 2022

Galerie Triode
28 rue Jacob 75006 Paris

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Végétal

L’Ecole de la Beauté

Initiée par la Maison Chaumet, avec le concours des Beaux-Arts de Paris, cette exposition inédite invite à regarder la nature à travers le prisme universel de l’art et de la beauté en croisant les visions, les époques et les supports. La Maison Chaumet a puisé dans son vaste patrimoine, l’un des plus importants de l’histoire du bijou en Europe, pour faire résonner son regard botaniste avec toutes les formes artistiques qui se sont, elles aussi, penchées sur le végétal.

Un voyage émotionnel et pédagogique dans la grotte, la forêt, l’estran, la roselière, l’ager, l’hortus, mille-fleurs, riche de pièces scientifiques, dessins, peintures, sculptures, céramiques, textiles, photographies, objets d’art décoratif ou mobilier. 

Près de 400 œuvres offrent ainsi au public une libre flânerie à travers 5 000 ans d’art et de science, racontés par le dialogue entre peintures, sculptures, textiles, photographies, mobilier et 80 objets joailliers de Chaumet et d’autres maisons.

Commissaire de l’exposition, le botaniste Marc Jeanson a imaginé Végétal comme un herbier, composé à partir des espèces présentes dans les créations Chaumet. Ainsi, on découvre les formidables associations de trésors scientifiques, rarement exposés, avec des oeuvres évoquant la même espèce étudiée ( iris, chardon, blé, capucine, …). Les dessins de Joseph de Jussieu ou l’herbier de Paul Hermann, qui côtoient les peintures de Gustave Courbet, Eugène Delacroix, Claude Monet, ou rencontrent un bronze de Sarah Bernhardt et les photographies de Robert Mapplethorpe.

Pus de 70 musées, fondations, galeries et collectionneurs privés ont prêté des œuvres : le Muséum d’Histoire naturelle, les musées d’Orsay et du Louvre, l’Institut de France, le Victoria and Albert Museum, le Pistoia Musei, ou encore le musée de l’École de Nancy, le Royal Botanic Gardens de Kew, la Kunsthalle de Hambourg ou encorel’Albion Art Collection de Tokyo.

du 16 juin au 4 septembre 2022

Beaux Arts de Paris

13 quai Malaquais 75006 Paris

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Pharaons des Deux Terres

Au 8e siècle av. J.-C., en Nubie, un royaume s’organise autour de sa capitale Napata. Vers 730 av. J.-C., le souverain Piânkhi entreprend de conquérir l’Égypte et inaugure la dynastie des pharaons koushites. Ses successeurs, pharaons de la 25e dynastie, régneront durant plus de cinquante ans sur un royaume s’étendant du Delta du Nil jusqu’au confluent du Nil Blanc et du Nil Bleu. Le plus connu d’entre eux est sans conteste Taharqa.

L’exposition met en lumière le rôle de premier plan de ce vaste royaume, situé dans ce qui est aujourd’hui le nord du Soudan. Elle est en lien avec la mission archéologique du musée du Louvre au Soudan qui, pendant 10 ans, a concentré ses recherches sur le site de Mouweis et les poursuivra aujourd’hui, à El-Hassa, 30 km plus au nord et non loin des pyramides de Méroé.

du 28 avril au 23 juillet 2022

MUSEE du LOUVRE

Hall Napoléon

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Steph Simon

Rétrospective (1956-1974)

Laffanour – Galerie Downtown / Paris présente une exposition qui retrace l’aventure de la galerie Steph Simon, un des lieux mythiques de la scène du design de l’après-guerre. Steph Simon, galeriste pionnier s’est engagé auprès des designers tels que Charlotte Perriand, Jean Prouvé, Isamu Noguchi pour défendre leur travail, l’éditer et le diffuser auprès du grand public.

Conscient de l’importance du rôle de Steph Simon, François Laffanour a acquis le fond d’archives de la galerie en 2001 et en est aujourd’hui le dépositaire de la mémoire, en s’appuyant sur les photos d’expositions, factures d’achat, bons de commandes et de dépôts et surtout sur les plans d’études d’aménagements intérieurs avec des pièces iconiques telles que le Bureau Présidence de Jean Prouvé, la Bibliothèque Nuage et la Table Forme libre signées Charlotte Perriand. Cette exposition permet ainsi aux visiteurs de mesurer l’importance et le rôle déterminant de Steph Simon dans l’histoire du design.

du 15 octobre au 26 novembre 2022

Laffanour – Galerie Downtown / Paris

18 rue de Seine 75006 Paris

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Moments by Andy Warhol

En collaboration avec Jim Hedges, la Galerie Chenel présente une exposition de photographies d’Andy Warhol, artiste fascinant, collectionneur avisé et photographe de talent. Séries de polaroids et clichés d’instants de vie vont dialoguer avec les marbres anciens de la galerie.

Corps nus ou vues intérieures, ces moments intimes capturés sont tous singuliers et uniques. Un lien inattendu, telle une passerelle, entre deux mondes : une sélection de polaroids et de tirages gélatino-argentiques datant des années 1970 et du milieu des années 1980 en conversation avec des sculptures antiques.

Les photographies se répartissent en deux différentes séries : Interiors et Sex Parts and Torsos. La première série, Interiors, présente des photographies «Nature Morte» capturant des moments de vie d’Andy Warhol, avant, pendant ou encore après un dîner ou une soirée.

La seconde série est une illustration de ce qu’était le Mouvement de Libération Gay qui apparaît dans les années 1970. À cette époque, Andy Warhol rejoint la communauté LGBTQ et commence à réaliser des polaroids aux cadrages resserrés figurant des corps féminins et masculins nus. Ces deux séries sont étroitement liées, capturant des MOMENTS, des scènes de vie donnant presque l’impression que les intérieurs sont des témoignages des soirées libertines illustrées par les corps nus.

du 6 Octobre au 19 Novembre 2022

Galerie Chenel

3 quai Voltaire 75007 Paris

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Monnaies et Merveilles

Déployée dans les salons historiques de la Monnaie de Paris, l’exposition « Monnaies & Merveilles » est une invitation au voyage à travers l’infinie variété des formes, matières et usages de la monnaie. D’or, d’argent, de plumes, de nacre, de perles ou de fer, la monnaie étonne par sa diversité. Les transactions commerciales sont matérialisées sous de multiples formes, pour finir, au-delà de l’échange, par exprimer le rang, le prestige et la richesse.

Ces instruments, exhibés ou tenus secrets, sont investis de symboliques sociales ou sacrées et épousent les aspects les plus divers : velours Kuba du Zaïre, bracelets-monnaie de Côte d’Ivoire, textiles de Timor (Asie du Sud-Est), rouleaux de plumes des îles Santa Cruz (Polynésie)… Quelque 200 pièces provenant d’institutions muséales ou de collections privées invitent le public à un voyage sensible au cœur des usages et des rituels monétaires à travers les cultures et les civilisations. Le parcours met également en lumière une série d’objets populaires européens comme les spectaculaires automates de voyance qui célèbrent la pièce de monnaie comme un rite de passage vers l’irrationnel et le rêve.

De l’archéologie à l’anthropologie, en passant par l’économie, la psychanalyse, l’histoire de l’art et la philosophie, toutes les disciplines s’accordent à reconnaître la profondeur de leur symbolisme, leur intense pouvoir de séduction.

Cartographiant les échanges entre peuples des terres et peuples des mers, dessinant les équilibres entre masculin et féminin, ces ambassadeurs protéiformes sont, avant tout, des concentrés d’humanité.

A la manière d’un cabinet de curiosités, cette exposition se veut une invitation au voyage et au rêve, une plongée onirique et sensible au cœur des mille et une métamorphoses de la monnaie à travers les croyances et les civilisations.

A l’heure de la dématérialisation et de l’uniformisation croissante des pratiques monétaires, c’est aussi un hommage à ces créateurs anonymes, hommes et femmes, qui ont su rivaliser d’imagination et d’audace pour hisser au rang d’œuvres d’art ces objets d’échange, de culture et de sociabilité.

du 12 mai au 25 septembre 2022

MONNAIE de PARIS

11 quai de Conti ou 2 rue Guénégaud 75006 Paris

01 40 46 55 00

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Venus d’ailleurs

Matériaux et objets voyageurs

À l’occasion de sa 6ème saison, la Petite Galerie du Louvre propose un voyage dans le temps et autour du monde avec l’exposition “Venus d’ailleurs. Matériaux et objets voyageurs”.  La Petite Galerie accompagne ainsi le cycle d’expositions que le musée du Louvre consacre aux découvertes et explorations de contrées proches et lointaines : “Paris-Athènes. Naissance de la Grèce moderne 1675-1919” en septembre et “Pharaon des deux terres. L’Épopée africaine des rois de Napata” au printemps. 

À travers les matériaux et les objets, elle se propose d’évoquer les échanges entre des mondes lointains, échanges plus anciens que les explorations. Depuis la plus haute Antiquité, la cornaline, le lapis-lazuli, l’ébène ou encore l’ivoire circulent le long des routes du commerce : ces matériaux sont précieux aussi parce qu’ils viennent de loin.

Cette fascination s’enrichit des mythes qui entourent leur origine. Aux pierres, coquillages et plantes s’ajoutent les animaux vivants, qui voyagent entre les continents, souvent au gré de la politique : les foules comme les artistes découvrent autruches, girafes et éléphants. Les objets fabriqués par l’homme suivent les mêmes routes et, au-delà de l’engouement bien connu des Européens pour l’exotisme, ces multiples aller-retour tissent une histoire plus complexe : formes, techniques, thèmes s’entremêlent pour créer des objets nouveaux qui reflètent toute la complexité de notre monde telle qu’elle pouvait être perçue en Europe depuis la fin du Moyen Âge.

Chaque année, la Petite Galerie invite un art qui n’est pas présenté dans le musée. Cette année, la musique fait résonner l’exposition à travers une programmation à l’auditorium du musée.

du 22 septembre 2021 au 4 juillet 2022

Petite Galerie

MUSEE DU LOUVRE

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François-Xavier et Claude Lalanne

Histoires Naturelles

Dation au Musée des Arts Décoratifs

Le Musée des Arts Décoratifs accueille dans ses collections 16 œuvres majeures et 38 dessins du couple d’artistes français Claude et François-Xavier Lalanne, à l’occasion d’une dation exceptionnelle menée à bien en 2021. Afin de célébrer cet évènement, l’exposition « Histoires naturelles. Dation François-Xavier et Claude Lalanne au Musée des Arts Décoratifs » se tient dans la nef du musée.

Présenté en regard d’œuvres des deux artistes déjà conservées dans les collections du musée, mais également de quelques pièces « clin d’œil » plus historiques, dont le célèbre hippopotame en faïence bleue des collections égyptiennes du musée du Louvre, l’ensemble se penche sur près de 60 années de création, des années 1960 à 2019.

Sculpteurs inclassables, ne formant qu’un aux yeux du public, le couple formé par Claude et François-Xavier Lalanne est connu pour avoir fait de la nature et des animaux l’inspiration de leurs créations. De ces œuvres souvent hybrides naissent l’émotion, l’étonnement, l’amusement, une poésie nourrie de surréalisme, une vision artistique guidée par le jeu sur les mots, les formes et les matières. À cette liberté, ils jouent aussi de la hiérarchie des arts de manière pionnière, offrant des usages inédits à leur sculptures magistrales. Si les collections publiques françaises en présentent dorénavant des exemples d’exception, à travers cette dation notamment, la portée internationale de leur carrière a amené nombre de leurs œuvres à figurer dans d’importantes collections particulières à travers le monde.

Si chacun a eu son parcours, son imaginaire, ses modes d’expression, tous deux ont partagé une philosophie qui cimente leurs vies comme leurs œuvres, solidement enracinée dans une connaissance de l’art et des autres artistes jamais prise à défaut, dans une curiosité passionnée pour leur époque comme pour le passé, qu’expriment à merveille l’admiration de François-Xavier pour l’Égypte antique ou l’œuvre de Brancusi, son voisin de l’impasse Ronsin, l’émerveillement de Claude pour l’Art nouveau et les beautés végétales du Japon, leur goût du rêve et des utopies, têtes habitables ou paysages infinis, et leurs solides amitiés, d’Émile Aillaud à Yves Saint Laurent, de Max Ernst à Niki de Saint-Phalle ou Daniel Spoerri. Tous les admiraient comme les artistes véritables qu’ils étaient déjà, et au fil des œuvres exposées dans la nef du musée, c’est un pan entier de l’histoire des arts qui se dévoile et se raconte, à nouveau.

En France, le Musée des Arts Décoratifs conserve ainsi quelques pièces de grande qualité embrassant l’art et la carrière des Lalanne : le collier Bouche en or, un sautoir Ronces, un couvert en argent du service dit Iolas de Claude Lalanne mais également le secrétaire Deuxième Rhinocéros, chef-d’œuvre de François-Xavier Lalanne, ainsi qu’un banc Crocodile de Claude Lalanne. Dans l’allée centrale de la nef, le parcours de cette exposition s’articule autour des 16 pièces issues de la dation qui mêlent œuvres uniques, jalons historiques de leur carrière, et créations que les éditions ont rendu fameuses, en parfait adéquation avec l’identité et l’histoire même des collections du Musée des Arts Décoratifs, « du beau dans l’utile ». Disposées sur des podiums en damier dans une scénographie minimaliste, elles dialoguent avec des œuvres du musée, représentatives de l’univers artistique des deux créateurs, mobilier et objets d’arts.

Sur les 16 œuvres du nouveau corpus, 9 sont dues à François-Xavier Lalanne parmi lesquelles, deux œuvres uniques : La Mouche (1966-1967) et l’Hippopotame I (1968-1969), qui renferme un lavabo et une baignoire. Ces deux pièces dénotent d’emblée les caractéristiques fortes du travail de François-Xavier Lalanne, son inscription dans l’histoire de la sculpture, le goût du monumental, et un sens certain de la poésie et de l’humour.

La dation comprend aussi ses projets autour des Têtes habitables (datant du début des années 1970) dont deux maquettes, qui témoignent d’une réflexion née de projets de collaboration avec l’architecte Émile Aillaud, mais aussi des dessins d’études ou des sculptures plus emblématiques comme le Singe avisé (2010).

Un ensemble de la série des Nouveaux moutons (2008) évoque la suite logique de ses recherches reprenant le principe des troupeaux en laine en les adaptant à un usage extérieur, un sujet de réflexion majeur de la fin de sa carrière, lorsqu’il se passionne pour l’art des jardins.

Les 7 œuvres de Claude Lalanne rappellent quant à elles son ambition de sculptrice. Cette empreinte artistique montre combien, dans son esprit comme dans sa pratique, le sens de l’objet se détache du pur décoratif, à l’instar des pièces du mobilier Ginkgo (2010-2018) composé d’une table, d’une banquette et une paire de chaises qui font écho aux prospections esthétiques du XIXe siècle et de l’Art nouveau, comme à l’imagination libre et surréaliste d’un Emilio Terry.

L’artiste, nourrie de surréalisme mais aussi d’une vaste culture artistique, créé l’Homme à la tête de chou (1968) qui inspira Serge Gainsbourg à la fin des années 1960, mais également le Choupatte (2019), ainsi que la Pomme (2015). Plusieurs dessins préparatoires et croquis pour des œuvres clés, comme l’Âne attelé, le Canard, mais aussi l’Hippopotame de François-Xavier Lalanne et des études pour les couverts de Claude Lalanne, complètent l’ensemble. Cette exposition offre au public une vision historique et harmonieuse de l’œuvre d’un couple devenu mythique et pour qui l’engouement médiatique connaît une ampleur sans précédent.

du 14 avril au 29 mai 2022

MAD

107 Rue de Rivoli 75001 Paris

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Sophie Calle

Les Fantômes d’Orsay

Dans la gare d’Orsay et son hôtel désertés, Sophie Calle s’est choisi comme abri une chambre à l’abandon, la 501. Nous sommes en 1978. Elle y passe des journées entières, pendant des mois, éprouvant la désolation d’un lieu, comme un espace archéologique où tout a été délaissé. « Les fantômes d’Orsay » est l’œuvre totale de son retour.

En 1978, la gare d’Orsay et son hôtel ont été désertés. Les travaux de construction du futur musée n’ont pas encore commencé. C’est à ce moment que Sophie Calle pousse une porte qui cède et se choisit comme abri une chambre à l’abandon, la 501. Elle y passe des journées entières, pendant plusieurs mois, avant son départ pour Venise qui marquera le début de son œuvre à venir. Pendant ce séjour, elle ressent la désolation d’un lieu, comme un espace archéologique où tout a été délaissé. Elle prend des photos, y invite ses amis, rassemble des documents, des objets, les fiches des clients qui sont autant de vies ouvertes, les notes adressées à un employé de l’hôtel, nommé Oddo, dont elle imagine l’identité.

« Les fantômes d’Orsay » est une œuvre totale de Sophie Calle, tissant un aller-retour permanent entre ses débuts et l’ensemble de sa création : on y retrouve la multiplicité des formes qu’elle adopte, de la photographie à la poésie, du ready-made à la composition, à la collaboration, et son unique capacité à tisser des récits, à faire tenir ensemble en permanence le cheminement personnel et la multiplicité d’un lieu, d’une histoire, et de chacune et chacun d’entre nous.

Les visiteurs du musée retourneront à l’hôtel désormais disparu, de même que Sophie Calle s’est plongée dans le musée après avoir vécu l’hôtel. Elle révélera l’ensemble fantomatique du musée d’Orsay, où les fantômes sont ceux de toutes les personnes et de toutes les œuvres qui l’ont traversé. Elle nous permettra de ressentir la profondeur d’un lieu et la texture même du musée, à la fois immédiatement présent, apparemment temporel, et qui pourtant a tant changé au travers de la vie de Sophie Calle – au travers de quarante années de vie collective.

du 15 mars au 12 juin 2022

MUSEE D’ORSAY

Esplanade Valéry Giscard d’Estaing 75007 Paris