En 1883, Monsieur Janvier Père, antiquaire, s’installa 48, rue Jacob. Désiré Janvier, son fils, lui succéda comme antiquaire, marchand d’autographes et de souvenirs historiques. En 1958, Alain Brieux reprend la boutique et concentre son activité sur l’histoire des sciences et de la médecine. Il transforme le lieu en véritable cabinet de curiosités, mêlant les livres et les objets les plus rares. Ce passionné d’instruments scientifiques crée un lieu de rencontre et d’émulation en réunissant des spécialistes du monde entier. Parmi les livres on trouve des objets d’anatomie, d’astronomie ou d’histoire naturelle, de chimie ou de chirurgie, des tables minéralogiques, des globes et des microscopes, des gravures …
En 2005, la librairie est reprise par Jean-Bernard Gillot qui perpétue l’esprit d’Alain Brieux, tout en apportant son expérience de libraire. Il communique au lieu sa passion pour la photographie et les voyages, et permet, par son éclectisme, de redonner un souffle nouveau à l’établissement. Il y organise aussi régulièrement des expositions de photographes modernes ou contemporains.
Nobuyoshi Araki, Anish Kapoor, Claude Lévêque, Lee Ufan, Pier Paolo Calzolari, Daniel Buren, François Morellet, Martin Parr, Alberto Garcia-Alix, Dado Moriyama, Mohammed Bourouissa … pour ne citer qu’eux, figurent parmi les artistes représentés par Kamel Mennour. Cet autodidacte génial et passionné a réussi en vingt ans ce que d’autres mettent une vie à réaliser : présenter des artistes mondialement connus dans une galerie internationale, participer aux grandes foires internationales, exposer ses artistes dans les lieux les plus prestigieux et tenter de rendre l’art contemporain accessible au plus grand nombre, notamment en publiant de nombreuses monographies.
A l’angle du Boulevard des Invalides et de la rue de Varenne, loin du vacarme et des bruits de la rue, se cache un véritable havre de paix, l’Hôtel de Biron, et son petit parc. Le Musée Rodin, créé en 1916 à l’initiative du sculpteur lui-même, est un musée à ciel ouvert où vous pourrez découvrir Adam et Eve cachés derrière un buisson, Orphée semblant jaillir d’une fontaine, Victor Hugo songeur à l’abri d’un arbre plusieurs fois centenaire ou le Penseur, condamné à la réflexion dans sa prison d’ifs.
Une proximité physique et spontanée avec la sculpture, loin des convenances muséales, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Dans le bâtiment sont aussi présentées les œuvres du sculpteur, mais aussi ses collections d’antiques, de sculptures, dessins, peintures, céramiques ou photographies, dans l’esprit d’un cabinet de curiosités.
Les allées du jardin sont aussi le lieu d’une promenade idéale pour les amoureux, à l’ombre d’une infinie variété d’arbres sur lesquels veille un escadron de jardiniers. Tendez l’oreille et vous devinerez les chuchotements de Matisse ou de Cocteau, qui vécurent ici lorsque l’Hôtel était une demeure aux loyers modestes pour artistes et écrivains et surtout ceux de Rainer Maria Rilke, le poête amoureux de Saint-Germain-des-prés, qui fit découvrir ce lieu à Rodin …
Spécialisée dans la photographie moderne et contemporaine, la galerie Camera Obscura présente cinq à six expositions annuelles autour des œuvres de grands artistes : Denis Brihat, Denis Dailleux, Paul den Hollander, Bernard Descamps, Eric Dessert, Duhiro Ishimoto, Michael Kenna, Bohnchang Koo, Saul Leiter, Laurent Millet, Sarah Moon, Françoise Nuñez, Philippe Pache, Françoise Nuñez, Luis Gonzales Palma, Marc Riboud, Willy Ronis, Paolo Roversi, Pentti Sammallahti, Patrick Taberna, Christopher Taylor, Alexey Titarenko et Michel Vanden Eeckhoudt. Certaines de ces expositions sont collectives et créent des correspondances passionnantes entre les époques et les différents artistes.
CAMERA OBSCURA
268 Boulevard Raspail 75014 Paris 01 45 45 67 08
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https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2016/06/images.jpg183275https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2019/12/logo-germanopratines-3-1030x221.png2016-06-16 17:37:522019-09-05 10:55:10Galerie CAMERA OBSCURA
Design, architecture, photographie, beaux-arts, mode… située à l’intérieur de la boutique Hermès rue de Sèvres, la librairie Chaîne d’encre est un coin tranquille où les épicuriens trouveront une sélection de livres extrêmement bien ficelée.
Créée en 1926, en même temps que la galerie attenante par Christian Zervos, la Revue Cahiers d’Art était une légende germanopratine. Picasso, Giacometti, Matisse, Léger, Beckett ou Miro y participèrent avant qu’elle ne soit petit à petit délaissée. Rachetée en 2011 par le suédois Staffan Ahrenberg, les Cahiers ressuscitent aujourd’hui au même endroit et dans le même esprit, sous la houlette de Samuel Keller et d’ Hans-Ulrich Obrist, Chaque numéro est bien sûr un collector et on peut ici retrouver chacun d’eux.
Georges-Philippe et Nathalie Vallois sont des passionnés, des galeristes qui travaillent avec leurs artistes sur le long terme. Ils ont été les premiers à consacrer des expositions personnelles en France à Alain Bublex, Gilles Barbier ou Paul MacCarthy, qui sont aujourd’hui exposés à travers le monde. Parmi ceux dont ils défendent le travail, des artistes très reconnus mais aussi de plus jeunes qui avancent à pas de géants : Boris Achour, Pilar Albarracin, Matthew Antezzo, Julien Berthier, Julien Bismuth, Mike Bouchet, Massimo Furlan, Richard Jackson, Adam Janes, Martin Kersels, Vincent Lamouroux, Saverío Lucariello, Jeff Mills, Joachim Mogarra, Arnold Odermatt, Keith Tyson, Jacques Villeglé, Olav Westphalen, Winshluss et Virginie Yassef. Chacun d’entre eux bénéficie d’une exposition personnelle tous les deux ans.
Shakespeare & Company est un lieu magique et son histoire l’est encore plus : ouverte il y a bientôt un siècle par Sylvia Beach, personnalité hors du commun, qui fût la première à publier l’ « Ulysse » de James Joyce. ou à vendre des livres interdits en Angleterre et aux Etats-Unis comme « L’Amant de Lady Chatterley ». Durant cette période, le magasin était considéré comme le centre de la culture anglo-américaine à Paris. Hemingway, Ezra Pound, Fitzgerald, Gertrude Stein ou James Joyce y séjournaient régulièrement. George Whitman pris sa suite en 1951 et ce fût alors au tour des écrivains de la Beat Generation, Allen Ginsberg, Gregory Corso et William Burroughs de prendre possession des lieux.
Aujourd’hui, c’est la fille de Whitman, Sylvia, qui dirige la librairie, qui est toujours un point de chute pour tout un tas voyageurs du monde entier qui peuvent dormir au Shakespeare & Co en échange de quelques heures de travail ou pour nombre d’étudiants qui peuvent ici consulter gratuitement des milliers de livres, neufs, anciens, très anciens, et même rares, qui s’étalent, s’empilent et recouvrent murs et étagères.
SHAKESPEARE & COMPANY
37 rue de la Bûcherie 75005 Paris 01.43.25.40.93
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https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2019/07/Shakespeare-and-Company-Librairie-Paris-3.jpg24483264https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2019/12/logo-germanopratines-3-1030x221.png2015-11-18 11:30:172019-09-14 18:42:43SHAKESPEARE & COMPANY
La galerie est dédiée aux grands peintres de l’École de Paris des années 50. Cette Ecole n’est pas réellement un mouvement artistique mais rassemble plutôt les artistes qui ont contribué à faire de Paris le grand foyer international de la création artistique entre les années d’après guerre et les années 60.
Parmi eux, la galerie présente des œuvres de Karel Appel, Jean-Michel Atlan, Jean René Bazaine, Roger Bissière, Camille Bryen, Serge Charchoune, Chu Teh-Chun, Corneille, Olivier Debré, Jean Dubuffet, Maurice Estève, Jean Fautrier, Otto Freundlich, Hans Hartung, Jean Hélion, Auguste Herbin, Asger Jorn, Wifredo Lam, André Lanskoy, Alberto Magnelli, Alfred Manessier, André Masson, Georges Mathieu, Serge Poliakoff, Jean-Paul Riopelle, Gérard Schneider, Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Victor Vasarely, Bram van Velde, Geer van Velde, Maria Elena Vieira da Silva ou Zao Wou-ki.
Cyril Guernieri est un jeune galeriste enthousiaste et généreux dans son rapport avec les gens. Il découvre de jeunes artistes ou remet à l’honneur sur la scène française des artistes déjà reconnus. Attaché à l’esthétique, à l’histoire de l’art aussi, les artistes qu’il réunit autour de lui, peintres ou sculpteurs, ont chacun un univers fort, affirmé, et quand il fait dialoguer leur travail lors d’expositions collectives, les œuvres s’enrichissent mutuellement.
Le musée national du Moyen Âge est installé dans deux monuments parisiens exceptionnels : les thermes gallo-romains (Ier-IIIème siècles) et l’hôtel des abbés de Cluny (fin XVème siècle). Les collections offrent un panorama unique sur l’art et l’histoire des hommes depuis la Gaule romaine jusqu’au début du XVIème siècle. Elles permettent de parcourir près de quinze siècles d’art et d’histoire au gré de l’architecture romane, de la sculpture gothique, de la peinture et des enluminures, des vitraux et d’y admirer, en particulier, les fameuses tapisseries de La Dame à la Licorne.
Le jardin médiéval, lui, instaure un lien original entre les collections du musée et leur environnement urbain. En opposant la nature sauvage à la nature domestiquée, il décline les diverses facettes du jardin tel qu’il était au Moyen-Age.
https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2010/12/licorne_gr.jpg319472https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2019/12/logo-germanopratines-3-1030x221.png2014-12-25 23:04:112022-05-11 04:16:45MUSEE DE CLUNY
Installées dans le somptueux décor de l’ancienne gare d’Orsay, les Collections du Musée prennent en quelque sorte la suite chronologique et historique des Collections du Musée du Louvre, en se consacrant à une période précise de l’histoire de l’art, entre 1848 et 1914. Peinture, sculpture, photographie, architecture … C’est ici que l’on vient admirer certains chefs-d’œuvre comme l’Olympia de Manet, la Petite Danseuse âgée de Degas ou L’Origine du monde de Courbet, mais on y découvre aussi les mouvements artistiques de cette période foisonnante : l’impressionnisme bien sûr, mais aussi l’art pompier, le fauvisme, les nabis, l’Ecole de Pont-Aven, le symbolisme, le naturalisme et l’art nouveau avec une collection importante de céramiques, de verrerie, de joaillerie et de mobilier qui témoignent de l’empreinte de la révolution industrielle sur la production d’objets d’art. Un lieu incontournable et une immersion essentielle pour appréhender ensuite l’art moderne.
MUSEE D’ORSAY
1 rue de la Légion d’Honneur 75007 Paris 01 40 49 48 14