Allard est l’un des derniers vrais bistrots de Paris. Le restaurant reste marqué aujourd’hui encore par l’esprit de Marthe Allard, « mère cuisinière » qui fonda la maison en 1932. Allard c’est avant tout l’histoire d’une paysanne bourguignonne qui monte à Paris avec des recettes de famille.
Depuis juillet 2013, le restaurant appartient à Alain Ducasse qui se dit très attaché à garder sa personnalité, son caractère et son héritage précieux. “Je considère que la cuisine conviviale et populaire qui s’exprime dans les bistrots est un trésor de la gastronomie» dit-il.
La tradition d’une certaine cuisine bourgeoise est donc aujourd’hui encore bien vivante : pâté en croûte d’Arnaud Nicolas, oeufs cocotte aux champignons, mouillettes aïllées, carré d’agneau de lait aux asperges vertes de Provence, joue de boeuf fondante aux carottes ou fromage de chèvre bio de Dominique Fabre.
ALLARD
41, rue Saint-André des Arts, 75006 Paris 01 58 00 23 42
Une brasserie historique. Joyau Art Déco et symbole de Montparnasse. Dès 1927, tout le monde des Arts, des Lettres, de la nuit est là : des artistes et leurs modèles, des mondains et des flambeurs et des filles impossibles.
Coude-à-coude, souvent levé, Derain, Léger, Soutine, Man Ray, Brassai, Kisling, Picasso… Aragon rencontre Elsa, Simenon dîne avec Joséphine Baker. Breton soufflette Chirico, Kessel croque les verres. Matisse boit de la bière, Joyce aligne les whiskies. Quand Mistinguett fait son entrée, entourée de ses boys, la salle se lève pour applaudir. A la Libération, la fête reprend. Les peintres de l’Échelle dessinent une fresque, on expose les artistes de l’École de Paris. Yves Klein voudrait peindre l’obélisque en bleu. La Coupole lui offre un cocktail. Camus fête son Nobel à sa table attitrée – la 149 – et Jean-Paul Sartre laisse des pourboires royaux.
En mai 68, Cohn-Bendit monte sur la table. Patti Smith joue de la guitare en terrasse, le dimanche, Gainsbourg déjeune avec Birkin. Les années voltigent comme des cartes. En 1984, table 73, Chagall fête son anniversaire ; quelques années plus tard, table 82, François Mitterrand, pour son dernier repas, commande un curry d’agneau. En 2008, sur les thèmes d’origine – la nature, la femme, la fête – quatre artistes illustrent la coupole : Ricardo Mosner, Carole Benzaken, Fouad Bellamine, Xiao Fan. Le monde défile, la féérie continue.
Le Chef et sa brigade proposent une carte qui suit le rythme des saisons, le reflet d’une cuisine de brasserie à la française : Chaque plat est un savant compromis entre originalité et tradition.
Dans ses restaurants, elle s’est entourée d’une pâtissière américaine et d’un chef japonais, qui proposent une cuisine savoureuse et sans gluten : des hamburgers et des sandwichs pour les snacks, mais aussi des plats plus élaborés aux accents de fusion food et bien sûr pour les desserts des cookies, des muffins et des cakes.
NOGLU
69, rue de Grenelle, 75007 Paris 01 58 90 18 12
du lundi au samedi de 8h à 19h Brunch le dimanche de 10h à 16h
Seul exemple parisien du mouvement Arts and Crafts, le lieu est mythique et classé pour son architecture Art Nouveau. Dès 1905, dans cet immeuble des Postes, étaient logées les «Demoiselles de la Poste». Les repas y étaient servis dans une salle à manger ouvrant sur un jardin d’hiver. C’est dans ce décor que se sont installés Les Climats. Mosaïques, plafonds luminaires originaux, vitraux, tout a été restauré avec brio et la décoratrice Bambi Sloan a décidé ensuite d’imaginer un décor né de la rencontre improbable entre le puritain William Morris et l’exubérante Sarah Bernhardt !
Le bar offre une spectaculaire cave de vins rouges de Bourgogne et l’on y est guidé par des sommeliers tous les soirs à partir de 19h mais aussi lors de dégustations exceptionnelles.
Pour le restaurant, la décoratrice a dessiné des fauteuils à une oreille, droite ou gauche, et à très haut dossier en velours rouge et accoudoirs léopard pour créer une intimité délicieuse. Pas de nappes mais de superbes tables peintes à la main de motifs Art Nouveau.
La cuisine d’Emmanuel Kouri est, elle, à la fois traditionnelle et merveilleusement créative.
Et le Jardin d’hiver, sous sa verrière, a de grandes baies qui ouvrent sur le jardin. Dès que le temps le permet on peut tenter de déjeuner au soleil, mais les places y sont, là aussi, très convoitées.
Anne-Sophie Pic est la seule Chef à la tête d’un Trois Etoiles dans son restaurant de Valence. Sa deuxième table, à Paris, La Dame de Pic est pour elle comme un avant-goût de Valence.
Anne-Sophie Pic voue une passion à certains ingrédients, notamment ceux du Sud qu’elle aime tant, mais elle est toujours à la recherche de nouveaux produits pour créer des associations inédites. Pour elle, seul compte l’équilibre, source de tous les plaisirs gustatifs, et pour le trouver, elle ne cesse d’explorer toutes les traditions ancestrales ou gastronomiques du monde. Elle propose ici un tour d’horizon de ses créations et chacun de ses Menus est le reflet d’une cuisine gourmande et épurée. Ses assiettes sont, elles, avant toute dégustation, un tableau qui ravit l’oeil.
LA DAME DE PIC
20 Rue du Louvre, 75001 Paris
01 42 60 40 40
1* Michelin
/by
https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2018/04/Anne-Sophie-Pic-Portrait.jpg631494https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2019/12/logo-germanopratines-3-1030x221.png2016-12-26 09:46:332019-09-14 08:38:32LA DAME DE PIC
Une table mythique et toujours exceptionnelle. Nicolas Sale, récompensé de 2 Etoiles au Michelin, mêle avec brio modernité et tradition, esthétique et gastronomie, dans un décor qui change au fil de la journée, du jardin d’hiver aux splendides salons “Grand Siècle”. Le monde entier vient ici goûter sa Langoustine à cru au caviar ou son Pigeon Impérial. Les desserts, eux, sont créés par François Perret. Une Merveilleuse expérience.
https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2018/02/32e0687dff1ea10414fbaf01f125266a.jpg750909https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2019/12/logo-germanopratines-3-1030x221.png2016-12-25 12:05:492019-09-14 09:48:41L’ESPADON – Nicolas Sale
Ici il n’est pas question de pâtisserie mais plutôt de gastronomie pâtissière. Pierre Hermé est un pâtissier d’avant-garde et un magicien des saveurs. Il révolutionne les traditions les plus établies, élimine les décors excessifs ou inutiles qui encombrent les pâtisseries, utilise le sucre comme le sel, pour relever d’autres nuances de saveurs, et enfin il remet en question son propre travail en explorant sans cesse de nouveaux territoires du goût ou en revisitant ses propres recettes, sous forme de glaces, de cakes, de confitures, de pâtes de fruits, la liste s’allongeant au fil des saisons.
Un lieu original créé par Toyomitsu Nakayama, ancien chef de la cantine Issé, rue Sainte-Anne, puis cuisinier personnel de Kenzo Takada. Une cuisine gastronomique et surprenante qui allie saveurs japonaises et françaises, en faisant toujours la part belle aux poissons et aux fruits de mer. La Carte change tous les jours en fonction du marché et des envies du Chef et le lundi soir c’est une Carte Blanche japonaise.
TOYO
17 rue Chaplain 75006 Paris 01 43 54 28 03
du Mardi au Samedi de 12h30 à 14h00 et de 19h30 à 22h00
Saint-Germain des Prés quartier littéraire, artistique, modeux, et maintenant gourmand, c’est certain ! Tous les grands chefs pâtissiers ont ici leur boutique, Pierre Hermé en tête, et depuis peu c’est au tour de Christophe Michalak de nous régaler.
Des pâtisseries traditionnelles appelées Kosmik, revisitées en petits bocaux que l’on peut déguster partout où l’on va. Moins de gras, moins de sucre et surtout pas de gélatine… Voici la quintessence des goûts et des textures, selon l’inspiration saisonnière de Christophe Michalak ! Avec une variante glacée pour les Ice Kream.
Les Klassik, ses gâteaux pour 6 ou 8 personnes, Pavlova framboise-litchi, Millefeuille vanille tonka-caramel, ou la tarte yuzu-citron vert meringuée. Ses Cakes, au chocolat et à la fleur de sel, au caramel et à la pistache ou à la vanille. Et bien sûr Miss K, L’incontournable religieuse caramel beurre de sel du chef Christophe Michalak !
Une table mythique de la gastronomie japonaise parisienne dans un écrin designé par Gilles & Boissier. Kinugawa est le lieu dédié à la cuisine traditionnelle de Kyôto. Une carte foisonnante composée de sashimi, sushi et maki, de potages, de salades de poisson cru ou de fruits de mer, de viandes, volailles et poissons grillés et de tempura.
A l’heure du déjeuner, les bentos sont l’occasion d’en déguster un florilège et au dessert on choisit absolument le Kyoto-Brest, accompagné d’un thé vert.
Sur les vestiges du couvent des Grands Augustins, le Relais Louis XIII propose une cuisine traditionnelle et gastronomique. Le Chef, Manuel Martinez, respecte les codes éternels de la cuisine française tout en supprimant ce qui, à son avis, ne lui apporte plus rien aujourd’hui. Une grande cuisine parfaitement maîtrisée.
Ses plats emblématiques ? Le ravioli de homard, foie gras et jus crémeux aux cèpes, l’émincé de coquilles Saint-Jacques, vinaigrette au persil plat, céleri rémoulade à la truffe, le caneton challandais de Madame Burgaud, arrosé d’un jus d’orange au vieux vinaigre, sans oublier le canard au sang, sur commande, préparé devant nous en une spectaculaire mise en scène ou encore son célébrissime millefeuille, crème légère à la vanille Bourbon, qui a la réputation d’être le meilleur de la Capitale.
RELAIS LOUIS XIII
8, rue des Grands-Augustins 75006 Paris 01 43 26 75 96
Fermé dimanche et lundi
2* Michelin
/by
https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2013/08/RELAIS-LOUIS-XIII-Manuel-Martinez.jpg370520https://germanopratines-staging.ovh/wp-content/uploads/2019/12/logo-germanopratines-3-1030x221.png2016-08-26 07:13:002022-08-13 17:04:07LE RELAIS LOUIS XIII
Koji Aida est amoureux de la gastronomie, qu’elle soit française, son pays d’adoption, ou japonaise, son pays d’origine. Sa cuisine est donc une sorte de melting-pot culturel, culinaire et esthétique.
Une cuisine mêlant des produits français de saison au savoir-faire japonais. Le menu est unique et il est composé de 11 plats selon la tradition Omakasse (le client ne connaît pas à l’avance les plats qui vont lui être servis). Ainsi, pour vous mettre l’eau à la bouche, vous pourrez y déguster un pot au feu japonais, des huîtres sautées au beurre d’algues sur un lit de cresson en plat de ou une glace vanille et crème de marron à la truffe. De sublimes créations, avec pour les accompagner, une belle collection de vins de Bourgogne.
AIDA
1, rue Pierre Leroux 75007 Paris 01 43 06 14 18
Ouvert tous les jours sauf le lundi de 12h à 14h30 et de 19h30 à 22h30